La capitale du monde chrétien à Avignon

Stanislas Barszczak, Le moulin de l’oubli
(Des soupirs du magnifique pape, Clement VI, à savoir jamais vu le prochain délinquant, histoire vraie du XIVe siècle)

II

La capitale du monde chrétien à Avignon. Avignon est célèbre car elle est la ville où les papes se sont enfuis au moment de quitter le corruption de Rome au 14ème siècle. Les papes, ils ont y construit «Le Palais des Papes ». Clément V, premier pape d’Avignon, croyant que le séjour de la papauté sur les bords du Rhône ne serait que temporaire, établit ses quartiers dans le vaste couvent des Prêcheurs. Il n’en fut pas de même pour ses successeurs immédiats. Restée terre d’Empire aux frontières du royaume de France, Avignon appartient au début du XIVe, au duc d’Anjou. Cette conjoncture, à laquelle vient s’ajouter une situation géographique privilégiée, est favorable à la venue, en 1309, du pape bordelais Clément V qui fuit l’insécurité romaine. Cet événement ouvre une période prestigieuse qui verra se succéder sur les rives du Rhône, durant près d’un siècle, neuf papes, dont deux schismatiques. Capitale de la chrétienté universellement reconnue, capitale à la fois spirituelle, politique, économique et culturelle, elle devient l’une des villes les plus peuplées et les plus florissantes de l’occident médiéval. Un ensemble gothique exceptionnel. Le paysage urbain se transforme rapidement. Lorsqu’il fut élu en 1316, Jean XXII connaissait déjà fort bien cette ville, dont il avait occupé l’évêché quelques années auparavant. Ce fut donc son ancien palais épiscopal qu’il retint pour résidence. Il s’y installa cependant en pontife, réaménageant les anciens appartements de l’évêque en les agrandissant, et en faisant redécorer le nouvel ensemble. Jean XXII fit transformer l’ancienne église paroissiale, Saint-Etienne, située sur le flanc sud de la cathédrale Notre-Dame-des-Doms, en chapelle pontificale. Là devaient se dérouler les cérémonies liturgiques majeures de la Curie. Jean XXII fit encore ériger, en 1319, cette fois-ci au sud de son palais, une salle d’audience destinée à abriter les réunions du tribunal de l’audience des causes apostoliques. On élève le Palais des Papes. Parallèlement, on édifie des palais pour les cardinaux, on rebâtit dans le style gothique les églises romanes, on en fonde de nouvelles, des collèges, des hôpitaux et des établissements religieux. Jean XXII mourut en 1334 et Benoît XII, ancien moine cistercien, lui succéda. Il entreprit dès la première année de son pontificat d’importants travaux dont il confia la réalisation à un maître d’œuvre de ses compatriotes, Pierre Poisson. Ceux-ci débutèrent par l’édification d’une grande tour, puissamment fortifiée et renfermant les biens et personnes les plus précieux de la cour. Cette haute tour fut implantée au sud de l’ancien palais épiscopal, dans lequel Benoît XXII s’était à son tour installé. Simultanément, Benoît XII fit ériger une nouvelle grande chapelle à deux niveaux superposés. Pierre Poisson poursuivit ensuite, et à un rythme rapide, les travaux en direction du nord (ailes des appartements privés et tour de l’Etude en 1337-1338). Il fit progressivement détruire chacune des ailes de l’ancien palais pour édifier une nouvelle construction, se calquant vraisemblablement sur l’organisation préexistante des espaces. A l’est, les espaces dévolus à la vie officielle (Consistoire et Tinel), à l’ouest les logements des Familiers, au sud, le vaste appartement des hôtes (où séjournèrent rois de France et empereur). Chacun de ces corps de bâtiments était réparti autour d’une cour. Enfin, un puissant rempart vint renforcer tout le côté méridional et oriental de ce palais, englobant un jardin que Benoît XXII se plut à faire aménager et où il fit probablement installer la ménagerie léguée par son prédécesseur.

L’héritage patrimonial de cette époque, Semble pas sans raison, constitue l’ensemble gothique le plus beau et le plus vaste d’Europe. Le Palais des Papes, siège du gouvernement pontifical et demeure du souverain pontife, a été édifié en deux temps. La partie la plus ancienne, austère, a été construite entre 1334 et 1342 par Benoît XII ; la plus récente, richement décorée, a été élevée entre 1342 et 1352 par son successeur Clément VI. Avignon conserve un bel ensemble de peintures murales du XIVe s. Les plus nombreuses et les plus précieuses se trouvent au Palais des Papes, mais on peut en voir également au musée du Petit Palais, dans l’église Saint-Didier, et dans la livrée Ceccano (bibliothèque). J’ai déjà mentionné le célèbre cardinal Annibal de Ceccano. Avignon comportait au XIVe s nombre de ces palais. La Livrée Ceccano celui-ci a été édifié vers 1340 pour le cardinal Annibal de Ceccano. On peut y admirer les salles d’apparat avec leur décor. Le schéma de ce premier palais était destiné à perdurer au sein de l’édifice remodelé par Clément VI à compter de 1342, année de son élection. Ce pape tint à doubler la superficie du bâtiment et à renouveler complètement la décoration picturale. Il commença par développer la superficie de ses appartements privés, par la construction de la tour dite de la Garde-Robe, accolée au mur sud de la tour du Pape. Puis il confia la réalisation du Nouvel Œuvre s’étendant au sud et à l’ouest de cet ensemble à Jean de Louvres, maître d’œuvre originaire de la région parisienne avec qui il entretint d’étroites relations. L’aile méridionale, composée d’une Grande Audience et d’une Grande Chapelle superposées, fut entreprise dès 1345. Elle marque bien la volonté du pontife de faire réaliser un programme architectural de très grande ampleur, nanti de larges et solennels volumes, parés de multiples sculptures d’inspiration végétale ou animale pour la plupart, tranchant avec les espaces dus à Benoît XII qui en étaient totalement dépourvus. Dans un même élan, fut érigée l’aile occidentale des Grands Dignitaires, destinée au logement et au travail de ces personnes éminentes au sein de la Curie. Les jardins, où il fit bâtir une superbe fontaine, retinrent eux aussi son attention. A la mort de Clément VI, en 1352, le palais avait pratiquement déjà la physionomie que nous lui connaissons aujourd’hui. Les pontifes qui lui succédèrent, poursuivirent son embellissement.

Les ailes est et nord manifestent la simplicité du Palais Vieux de Benoît XII, tandis que celles de l’ouest et du sud, plus largement percées de fenêtres ornées de sculptures ou de moulures saillantes témoignent du goût de Clément VI et de son maître d’œuvre Jean de Louvres. A l’est de la cour, une petite porte donne accès à la Grande Trésorerie du Palais Vieux. C’est cet inestimable trésor qui a permis d’écrire l’histoire de ce palais. Si les murs et une partie de leurs décors demeurent, il est plus difficile de se faire une idée des ornements mobiliers ainsi que de l’activité qui régnait en ce lieu. Impossible, également de dénombrer combien de membres de la Curie travaillaient quotidiennement au palais ou y vivaient. La seule certitude est que l’activité y était foisonnante : réceptions d’hôtes de marque venus rendre visite au pape à qui l’on remettait les clefs d’un confortable appartement, grandes cérémonies religieuses, travaux administratifs dans les innombrables bureaux où s’affairaient scribes et notaires, écritures comptables et réceptions des collecteurs d’impôts venus des confins de la Chrétienté, etc. Ce palais, répondant aux multiples besoins de l’un des plus grands princes de son temps, était tout à la fois résidence, lieu de culte, forteresse et ” cité administrative ” . La valeur démonstrative de ce palais était fondamentale. Un somptueux décor devait rehausser l’éclat et le prestige des actions du pontife en ces murs. Tous étaient revêtus d’enduits colorés, de peintures géométriques, voire de subtils et foisonnants programmes iconographiques. La majeure partie du décor peint conservé fut commandé par Clément VI. Ce dernier eut à cœur de définir, en étroite relation avec son peintre officiel,Matteo Giovannetti, de grands ensembles témoignant par leurs fastes de la grandeur de l’Eglise, des liens rapprochant Avignon de Rome (chapelle Saint-Martial et chapelle Saint-Jean), soulignant la fonction de telle salle (Consistoire et Grande Audience) ou incitant à une délectation sereine et cultivée de la nature (chambre du Cerf). Fort de la confiance du pape, maîtrisant parfaitement la technique de la fresque (peinture sur un enduit frais) et libéré par la distance du poids de l’influence de ses maîtres, Giovannetti sut élaborer un langage éblouissant et très personnel, où le sens du portrait (très innovant pour son temps), la virtuosité de ses architectures feintes et le sens de la solennité lui permirent de composer les remarquables ensembles consacrés à Saint-Jean, Saint-Martial et aux prophètes. Il n’oeuvra pas seul mais entouré d’un atelier, tandis qu’en d’autres lieux des peintres français travaillèrent quelques années plus tôt. Ce fut déjà le cas sous le pontificat de Benoît XII, dans la chambre du Pape, où l’on composa un décor imitant une pergola sur fond de ciel bleu, laissant à des artistes italiens le soin de réaliser les fausses et gracieuses arcatures trilobées des fenêtres, auxquelles pendent d’irréelles cages à oiseaux. Dans ses nouveaux appartements, Clément VI commanda un décor naturaliste inédit à des peintres demeurés inconnus, qui représentèrent avec beaucoup de réalisme une sombre forêt et les multiples modes de chasser et pêcher, si souvent et minutieusement décrits par les traités de vénerie. Cet important décor peint, malgré les irréparables pertes subies au fil des siècles, constitue un panorama unique en France de la peinture au milieu du XIVe siècle. Ce goût de la couleur se retrouve également dans les carrelages à décor dit ” vert et brun “, encore visibles dans le studium (bureau) de Benoît XII et reproduits dans les chambres. Il était aussi très présent dans les tapisseries vertes ponctuées de roses rouges, dans les tapis assortis, les tentures de soieries de couleur importées d’Italie, ou les draps d’or. Chaque réunion ou cérémonie était précédée du passage du fourrier ornant murs et cathèdres, donnant un cadre coloré à l’emplacement où se tiendrait le pape.

Délégation polonaise commence à visiter par la porte des Champeaux, entrée principale dès le pontificat de Clément VI. Dans le Palais des Papes attente avant la construction de la salle la salle de la Petite Audience, où siégeait le tribunal des causes contredites. Après avoir traversé la salle des Gardes. On accède à la Cour d’honneur, ouverte par trois portes (des Champeaux, de la Peyrolerie et Notre-Dame). Suivant la Cour d’honneur, nous allons vers l’ancien palais, montons les escaliers en pierre à l’intérieur. Le Trésor Bas est contigu au sud ; dans ses coffres souterrains, il abritait pièces de monnaie, objets d’orfèvrerie, etc. En empruntant l’escalier intérieur de la Grande Trésorerie, on parvient à la salle de Jésus, sorte d’antichambre où les cardinaux attendaient le pape avant d’entrer en consistoire, puis, plus au sud, à la chambre du Camérier, le plus proche collaborateur de Benoît XII, dont l’appartement révèle une stratigraphie complexe de décors peints muraux. Le Revestiaire pontifical servait au pape à revêtir ses ornements consistoriaux, avant de faire son entrée au Consistoire. Celui-ci se situe au rez-de-chaussée de l’aile orientale éponyme, dévolue à la vie officielle de la Curie. Lieu de réunion, lieu de réception des ambassadeurs et des légats, cette salle abrite les déposes des fresques de Simone Martini provenant du porche de la cathédrale Notre-Dame-des-Doms. Elle donne accès, à l’est, à la chapelle peinte par Matteo Giovannetti. On parvient ensuite à la cour du Cloître, qui constitue le cœur du Palais Vieux. Au nord, se dresse la Grande Chapelle de Benoît XII, à l’ouest l’aile des Familiers et au sud l’aile dite du Conclave (avec l’appartement des hôtes), espaces fermés à la visite. En empruntant l’escalier du cloître, on parvient au Tinel, salle de réception, où se tenaient les festins pontificaux. Au nord, elle est bordée par les cuisines. C’est là également que se tinrent les conclaves. Grande Audience-Salle de l’Auditoire Salle brûlée jamais oublier le nouveau bâtiment du palais des Papes : Tour de la Campagne, de Trouillas, de la Glaciere, tour de l’Etude de Benoit XII, saint Jean, tour des Papes(des Anges), tour de la Garderobe. Nous sommes à l’intérieur d’un Lieu de réunion, lieu de réception des ambassadeurs et des légats, cette salle abrite les déposes des fresques de Simone Martini provenant du porche de la cathédrale Notre-Dame-des-Doms. Nous voyons la cour du Cloître. Au nord, se dresse la Grande Chapelle de Benoît XII. L’ouest l’aile des Familiers et au sud l’aile dite du Conclave (avec l’appartement des hôtes), Consistoire et Grande Audience de Benoit XII. Consistoire et Tinel, salle de réception, où se tenaient les festins pontificaux. Au sud, la chambre de Parement dessine une enfilade progressant des espaces publics vers les espaces privés. Une porte vitrée laisse découvrir le studium de Benoît XII, seul espace ayant conservé son sol du XIVe siècle. On accède ensuite au cœur des appartements pontificaux, dont le remarquable plafond peint date de 1343. Mais ici, maintenant, nous sommes dans la chambre de Benoît XII, où l’on composa un décor imitant une pergola sur fond de ciel bleu, laissant à des artistes italiens le soin de réaliser les fausses et gracieuses arcatures trilobées des fenêtres, auxquelles pendent d’irréelles cages à oiseaux.
À la demande de la délégation romaine pape a décidé de célébrer l’année du jubilé n’était pas ce qu’il voulait cent années que le pape Benoît VIII, mais tous les cinquante ans. Le tombeau de saint Peter est venu pèlerins de toute l’Europe à réaliser dans l’année du Jubilé des grâces spéciales et des indulgences. Janvier 27, 1343, Clément VI a publié le Bulle, Unigenitus, afin de justifier le pouvoir du pape et de l’utilisation des indulgences. On approuve fortement cette question. Clément VI nous présente de nouveaux plans pour construire le palais du sud-est, son Nouvel Œuvre. Les membres du public sont le roi polonais. Clément VI est intervenu dans le conflit polono-germanique. Casimir III le Grand Roi polonais (1333-13700, a engagé des négociations avec le droit, la paix complète de Kalisz en 1343, qui a accordé l’teutonique Poméranie chevaliers, mais le pape n’a pas approuvé de la pièce. Soutenu l’expansion et la Casimir III le Grand, dans l’Est, l’allocation dîmes papales reçues du clergé en Pologne. A la fin de l’audience de Clement VI s’arrête devant la statue de Notre-Dame de la bonne confession à Marseille et prie:
Notre-Dame du Bon Confession
Mère du Christ, les fidèles de la Vierge,
Et par votre intercession
Et l’intercession de notre sainte martyrs,
Recevoir continuellement de Dieu
La fusion de l’Esprit Saint,
Donc, nous imitons humblement ton Fils
Sur la route de la vie
La fidélité est toujours un plus profond,
Renouveler le service de Dieu notre Père
Et tout le peuple, de nos frères et sœurs.
(À suivre)

La capitale du monde chrétien, c’était Avignon

Stanislas Barszczak, Le moulin de l’oubli
(histoire vraie du XIVe siècle)

Introduction ((à suivre)
Un jour, je suis allé en train à Avignon. De nombreux vestiges, dont deux sépultures d’époque cardiale, attestent une occupation du sol avignonnais dès 3000 ans avant JC. La civilisation chasséenne qui a suivi est à l’origine de l’agglomération. Vers 2000 av. JC, une véritable ville néolithique, couvrant plusieurs hectares, s’étend sur les pentes du Rocher des Doms et les berges du Rhône. Le site ayant connu une occupation constante depuis ces temps reculés, Avignon constitue l’une des plus vieilles villes d’Europe. Le musée de préhistoire. En cours de réaménagement, il constitue une section du Musée Calvet. Il est consacré aux origines de l’occupation humaine en Vaucluse depuis le paléolithique. Il conserve les principaux éléments de la préhistoire avignonnaise. Plus particulièrement les deux sépultures préhistoriques découvertes en 1965 et 1974, dont les parures et l’utilisation d’ocre rouge permettent de les attribuer au IVème millénaire avant notre ère. Il conserve également un mobilier important, silex et poteries, provenant de l’époque chasséenne(IIIème millénaire avant notre ère) et chalcolithique (2000-1800 av JC), ainsi qu’une précieuse série de stèles anthropomorphes. Sans repli, la ville franchit les âges du bronze et du fer. Après avoir été capitale celto-ligure, comptoir phocéen, frappant monnaie à son nom, Aoye, elle devient cité romaine. L’antique Avenio couvre alors 46 hectares et les éléments exhumés témoignent d’une ville florissante bien que l’architecture, en raison de l’histoire, n’ait pas laissé de témoins apparents. Connue comme l’une des 80 cités de la Gaule sous Auguste, colonie latine sous Claude, elle est promue au grade de cité romaine au IIe siècle de notre ère sous Hadrien. Sa population atteint 27 000 habitants. Durant les invasions barbares qui marquent la chute de l’Empire romain, Avignon se rétracte autour du rocher. Devenue citadelle avancée du royaume burgonde, son histoire n’est plus qu’une longue suite de partages, de guerres et de sièges sanglants jusqu’au XIIe siècle. A Avignon est également le Musée Lapidaire. Ce musée occupe entièrement la chapelle du collège des Jésuites, magnifique édifice baroque du XVIIe siècle. Il conserve des sculptures égyptiennes, étrusques, grecques, gallo-romaines, paléo-chrétiennes et médiévales, des vases, bronzes et verreries antiques, ainsi que de nombreux objets évoquant l’Egypte pharaonique (amulettes, bijoux… ). D’importants vestiges de l’antiquité avignonnaise y sont présentés.L’émiettement du pouvoir féodal entraîne, en 1129, l’avènement de la commune. La ville devient indépendante, gouvernée par les chevaliers et les riches citoyens sous la présidence de l’évêque. Avec ce régime original, Avignon se transforme en cité cosmopolite, de commerce et de passage. Elle s’enrichit considérablement faisant édifier lacathédrale et le pont sur le fleuve. Elle devient puissante, s’entourant d’une double enceinte de remparts tandis que les maisons fortes se multiplient à l’intérieur. Alliée à Toulouse, la cité est prise par le roi de France Louis VIII, en 1226, au départ de la croisade des Albigeois. Avignon perd ainsi sa souveraineté, mais elle se relève en peu de temps de ce désastre. C’est sur une belle et forte ville structurée en sept paroisses, dotée de palais, de commanderies d’Hospitaliers et de Templiers, de nombreux couvents et d’une université (1303), que s’ouvre le XIVe siècle. En Avinionie est célèbre Pont, le pont Saint-Bénezet. Je marchais sur ce pont, et comment l’éviter. Selon la légende le célèbre pont d’Avignon aurait été édifié par un jeune berger, Bénezet, sur ordre céleste. Achevé en 1185, il constituait le premier passage sur le Rhône entre Lyon et la mer. Démantelé en 1226, reconstruit et plusieurs fois emporté par le Rhône, c’est aujourd’hui une vénérable ruine, composée de quatre arches et d’une chapelle, classée au patrimoine mondial. Il est à l’origine de la chanson enfantine universellement connue “Sur le pont d’Avignon”. Lorsque nous sommes déjà à proximité du Palais des Papes passons d’abord à la église Notre-Dame des Doms. La métropole (XIIe s.) est le seul édifice roman complet de la ville. Elle a reçu de nombreux ajouts, dont une vierge en plomb doré en 1859. Elle abrite plus particulièrement le tombeau du pape Jean XXII, quantité d’oeuvres d’art ainsi qu’un précieux trésor. A la fois capitale spirituelle, capitale politique, capitale économique et capitale culturelle, Avignon se prévaut d’un patrimoine architectural et artistique exceptionnel qui en fait aujourd’hui encore le plus grand et le plus bel ensemble gothique d’Europe. “In Altera Roma” au XIVe siècle, Avignon a été la capitale du monde chrétien. Le Palais des Papes du XIVe siècle et le Pont Saint Bénezet du XIIe siècle, sont classés au patrimoine de l’humanité par l’Unesco. Avignon est aujourd’hui un véritable carrefour touristique et culturel. En 2000, elle est désignée “ville européenne de la culture”. Célèbre aussi grâce au plus grandfestival de théâtre vivant du monde, elle accueille plus de 800 spectacles et 570000 spectateurs chaque année. Les musées et leurs expositions prestigieuses couvrant la période de la préhistoire jusqu’à l’Art contemporain, avec la collection Yvon Lambert, répondent à la demande des visiteurs. Avignon est aussi capitale des Côtes du Rhône et de la gastronomie provençale où les meilleurs chefs vous proposent les spécialités du terroir. Au carrefour de l’axe fluvial Rhône – Saône, le tourisme fluvial propose de très belles croisières d’agrément dans diverses régions de France et des liaisons fluviales au cœur même de la Provence et de la Camargue. Avignon, porte de la Provence, c’est aussi une croisière de prestige entre les deux capitales de la chrétienté : la “croisière des Papes, Avignon-Rome”. Avignon, à la croisée des axes de la communication nord-sud et est-ouest avec le train à grande vitesse et l’aéroport, accueille également denombreuses manifestations au Centre international des congrès, au cœur du Palais des Papes (congrès de 20 à 560 personnes), ainsi qu’au parc des expositions sur 50 000 m2.

Le plus puissant et le plus rapide des fleuves français a joué un rôle essentiel dans la vie avignonnaise, façonnant son environnement, protégeant parfois la ville, la mettant souvent en danger. Située dans un coude, Avignon n’est qu’à cinq mètres d’altitude par rapport à l’étiage du fleuve, et le Rocher des Doms qui la surplombe servait derefuge naturel à la population lorsque les eaux montaient, inondant les quartiers bas. De nombreuses catastrophes ponctuent l’histoire d’Avignon, où les eaux redoutables emportèrent souvent des portions entières de remparts, obligeant la population à se réfugier sur les toits des habitations. De nombreux documents anciens et modernes nous montrent les rues inondées où les habitants se déplacent en barques. Plusieurs îles émergeaient du fleuve et se modifiaient selon les crues, ainsi que des bancs de sable et de gravier, tandis que, bordant les remparts, s’étendaient des terrains marécageux, le Limas (du latin limaceus, boueux). Les galets du Rhône ont contribué aussi à donner leur physionomie particulière aux rues de la ville, puisqu’on les utilisa dès le Moyen Age, avec ceux de la Durance, pour le pavage des calades. L’osier qui poussait dans ces terres limoneuses servait aussi à tresser des banastes (paniers) dont le souvenir s’est perpétué dans le nom de la rue Banasterie qui, à l’arrière du Palais des Papes, conduit au bord du fleuve. La berge était d’ailleurs très animée puisque trois ports jalonnaient les quais : le port principal se trouvait face au pont et à la porte Eyguière (actuelle porte du Rhône) ; en amont, le port au bois a laissé son nom au quai et à la porte de la Ligne ; en aval, au port des Périers étaient déchargés les pierres et différents matériaux de construction. Des digues en épi, dites palières, repoussaient l’eau et protégeaient les quais. Au XVIIe siècle, les quais furent réaménagés et agrémentés d’œuvres sculptées. Ainsi, la statue de Saint-Bénezet par Jean Péru fut érigée face à la porte de l’Oulle. Elle accompagnait d’autres représentations des saints patrons et protecteurs de la ville : Saint François près du pont, la Vierge plus en amont et Saint Agricol à la porte du Rhône. Dès le Moyen-Age, c’est à Arles que s’opérait le transbordement des marchandises des navires de haute mer sur des embarcations fluviales. On remontait le fleuve par halage. Des trains de bateaux étaient tirés par des hommes puis par des chevaux, de douze à trente selon l’importance du convoi. La Ville a réaménagé récemment le chemin de halage en une agréable promenade que l’on aperçoit face au pont sur l’île de la Barthelasse. Transitant par le fleuve ou déchargées, les marchandises étaient taxées au bureau du port aménagé dans la première pile du pont. Au XIIe siècle letrafic était intense : Avignon s’approvisionnait en bois, laine, plantes tinctoriales, cuivre, étain, fer, plomb, chanvre, étoupe, poix, poisson et bétail, tandis qu’elle exportait le fruit de ses industries prospères : blé, cuir, cordes, draps. Par amour pour Avignon ! Par passion pour son théâtre ! Les artistes, les hommes politiques et les directeurs de théâtre disent : ” Avignon, c’est le Festival, mais c’est aussi une vie culturelle passionnante et passionnée qui se déroule tout au long de l’année, et nos six théâtres et compagnies conventionnées participent grandement au maintien et au développement de notre ambition au service des amoureux du théâtre. “(Marie-Josée Roig) ” Je voudrais que, faisant litière d’un amour propre haïssable, mettant au dessus du succès personnel et d’une originalité souvent factice, les intérêts d’une grande cause commune, tous les bons ouvriers du théâtre unissent un jour leurs talents et leurs forces, non seulement pour montrer la bonne voie, mais pour atteindre et conquérir la grande majorité du public. “(Jacques Copeau à Louis Jouvet – Appels – 1924)

Avignon est célèbre car elle est la ville où les papes se sont enfuis au moment de quitter le corruption de Rome au 14ème siècle. Les papes, ils ont y construit «Le Palais des Papes ». Clément V, premier pape d’Avignon, croyant que le séjour de la papauté sur les bords du Rhône ne serait que temporaire, établit ses quartiers dans le vaste couvent des Prêcheurs. Il n’en fut pas de même pour ses successeurs immédiats. Lorsqu’il fut élu en 1316, Jean XXII connaissait déjà fort bien cette ville, dont il avait occupé l’évêché quelques années auparavant. Ce fut donc son ancien palais épiscopal qu’il retint pour résidence. Il s’y installa cependant en pontife, réaménageant les anciens appartements de l’évêque en les agrandissant, et en faisant redécorer le nouvel ensemble. Jean XXII fit transformer l’ancienne église paroissiale, Saint-Etienne, située sur le flanc sud de la cathédrale Notre-Dame-des-Doms, en chapelle pontificale. Là devaient se dérouler les cérémonies liturgiques majeures de la Curie. Jean XXII fit encore ériger, en 1319, cette fois-ci au sud de son palais, une salle d’audience destinée à abriter les réunions du tribunal de l’audience des causes apostoliques. La construction du Palais : 1334-1342. Jean XXII mourut en 1334 et Benoît XII, ancien moine cistercien, lui succéda. Il entreprit dès la première année de son pontificat d’importants travaux dont il confia la réalisation à un maître d’œuvre de ses compatriotes, Pierre Poisson. Ceux-ci débutèrent par l’édification d’une grande tour, puissamment fortifiée et renfermant les biens et personnes les plus précieux de la cour. Cette haute tour fut implantée au sud de l’ancien palais épiscopal, dans lequel Benoît XXII s’était à son tour installé. Simultanément, Benoît XII fit ériger une nouvelle grande chapelle à deux niveaux superposés. Pierre Poisson poursuivit ensuite, et à un rythme rapide, les travaux en direction du nord (ailes des appartements privés et tour de l’Etude en 1337-1338). Il fit progressivement détruire chacune des ailes de l’ancien palais pour édifier une nouvelle construction, se calquant vraisemblablement sur l’organisation préexistante des espaces. A l’est, les espaces dévolus à la vie officielle (Consistoire et Tinel), à l’ouest les logements des Familiers, au sud, le vaste appartement des hôtes (où séjournèrent rois de France et empereur). Chacun de ces corps de bâtiments était réparti autour d’une cour. Enfin, un puissant rempart vint renforcer tout le côté méridional et oriental de ce palais, englobant un jardin que Benoît XXII se plut à faire aménager et où il fit probablement installer la ménagerie léguée par son prédécesseur. Le Palais de Clément VI à Grégoire XI. Le schéma de ce premier palais était destiné à perdurer au sein de l’édifice remodelé par Clément VI à compter de 1342, année de son élection. Ce pape tint à doubler la superficie du bâtiment et à renouveler complètement la décoration picturale. Il commença par développer la superficie de ses appartements privés, par la construction de la tour dite de la Garde-Robe, accolée au mur sud de la tour du Pape. Puis il confia la réalisation du Nouvel Œuvre s’étendant au sud et à l’ouest de cet ensemble à Jean de Louvres, maître d’œuvre originaire de la région parisienne avec qui il entretint d’étroites relations. L’aile méridionale, composée d’une Grande Audience et d’une Grande Chapelle superposées, fut entreprise dès 1345. Elle marque bien la volonté du pontife de faire réaliser un programme architectural de très grande ampleur, nanti de larges et solennels volumes, parés de multiples sculptures d’inspiration végétale ou animale pour la plupart, tranchant avec les espaces dus à Benoît XII qui en étaient totalement dépourvus. Dans un même élan, fut érigée l’aile occidentale des Grands Dignitaires, destinée au logement et au travail de ces personnes éminentes au sein de la Curie. Les jardins, où il fit bâtir une superbe fontaine, retinrent eux aussi son attention.

A la mort de Clément VI, en 1352, le palais avait pratiquement déjà la physionomie que nous lui connaissons aujourd’hui. Les pontifes qui lui succédèrent, poursuivirent son embellissement. Innocent VI acheva les travaux entrepris par son prédécesseur, telles les tours Saint-Laurent et de la Gâche (1353-1358), et réalisa un certain nombre d’améliorations portant sur les circulations, comme le pont aujourd’hui détruit et qui portait son nom.
Urbain V, élu en 1362, déjà préoccupé par le projet de retourner en Italie, se contenta de créer la fameuse galerie appelée Roma, dans le jardin supérieur. C’est dans le même esprit que Grégoire XI, élu en 1370, aborda son règne. Il ne fit effectuer dans son palais d’Avignon que de simples travaux d’entretien, plus soucieux de réaliser un projet si souvent caressé : le retour de la papauté à Rome, en 1376. Telles furent les grandes étapes de la construction de cet édifice au XIVe s., dont la majeure partie fut dressée en moins de vingt ans à un rythme très rapide, bénéficiant d’un financement exceptionnel qui pesa lourd sur le trésor de l’Eglise. Chacune des dépenses effectuées pour l’achat de matériaux de construction, d’engins, d’échafaudages, pour le paiement des employés (du simple manœuvre payé à la journée aux maîtres d’œuvre et aux peintres appointés) fut enregistrée dans les registres des comptes de la Chambre apostolique, maintenant conservés aux archives secrètes du Vatican à Rome. C’est cet inestimable trésor qui a permis d’écrire l’histoire de ce palais. Si les murs et une partie de leurs décors demeurent, il est plus difficile de se faire une idée des ornements mobiliers ainsi que de l’activité qui régnait en ce lieu. Impossible, également de dénombrer combien de membres de la Curie travaillaient quotidiennement au palais ou y vivaient.
La seule certitude est que l’activité y était foisonnante : réceptions d’hôtes de marque venus rendre visite au pape à qui l’on remettait les clefs d’un confortable appartement, grandes cérémonies religieuses, travaux administratifs dans les innombrables bureaux où s’affairaient scribes et notaires, écritures comptables et réceptions des collecteurs d’impôts venus des confins de la Chrétienté, etc. Ce palais, répondant aux multiples besoins de l’un des plus grands princes de son temps, était tout à la fois résidence, lieu de culte, forteresse et ” cité administrative ” . La valeur démonstrative de ce palais était fondamentale. Un somptueux décor devait rehausser l’éclat et le prestige des actions du pontife en ces murs. Tous étaient revêtus d’enduits colorés, de peintures géométriques, voire de subtils et foisonnants programmes iconographiques. La majeure partie du décor peint conservé fut commandé par Clément VI. Ce dernier eut à cœur de définir, en étroite relation avec son peintre officiel,Matteo Giovannetti, de grands ensembles témoignant par leurs fastes de la grandeur de l’Eglise, des liens rapprochant Avignon de Rome (chapelle Saint-Martial et chapelle Saint-Jean), soulignant la fonction de telle salle (Consistoire et Grande Audience) ou incitant à une délectation sereine et cultivée de la nature (chambre du Cerf).
Fort de la confiance du pape, maîtrisant parfaitement la technique de la fresque (peinture sur un enduit frais) et libéré par la distance du poids de l’influence de ses maîtres, Giovannetti sut élaborer un langage éblouissant et très personnel, où le sens du portrait (très innovant pour son temps), la virtuosité de ses architectures feintes et le sens de la solennité lui permirent de composer les remarquables ensembles consacrés à Saint-Jean, Saint-Martial et aux prophètes. Il n’oeuvra pas seul mais entouré d’un atelier, tandis qu’en d’autres lieux des peintres français travaillèrent quelques années plus tôt. Ce fut déjà le cas sous le pontificat de Benoît XII, dans la chambre du Pape, où l’on composa un décor imitant une pergola sur fond de ciel bleu, laissant à des artistes italiens le soin de réaliser les fausses et gracieuses arcatures trilobées des fenêtres, auxquelles pendent d’irréelles cages à oiseaux.
Dans ses nouveaux appartements, Clément VI commanda un décor naturaliste inédit à des peintres demeurés inconnus, qui représentèrent avec beaucoup de réalisme une sombre forêt et les multiples modes de chasser et pêcher, si souvent et minutieusement décrits par les traités de vénerie. Cet important décor peint, malgré les irréparables pertes subies au fil des siècles, constitue un panorama unique en France de la peinture au milieu du XIVe siècle. Ce goût de la couleur se retrouve également dans les carrelages à décor dit ” vert et brun “, encore visibles dans le studium (bureau) de Benoît XII et reproduits dans les chambres. Il était aussi très présent dans les tapisseries vertes ponctuées de roses rouges, dans les tapis assortis, les tentures de soieries de couleur importées d’Italie, ou les draps d’or. Chaque réunion ou cérémonie était précédée du passage du fourrier ornant murs et cathèdres, donnant un cadre coloré à l’emplacement où se tiendrait le pape. La visite du palais commence par la porte des Champeaux, entrée principale dès le pontificat de Clément VI. Après avoir traversé la salle des Gardes(actuelle billetterie) puis la salle de la Petite Audience, où siégeait le tribunal des causes contredites (aujourd’hui lieu de remise de l’audio-guide de visite), on accède à la Cour d’honneur, ouverte par trois portes (des Champeaux, de la Peyrolerie et Notre-Dame).
Les ailes est et nord manifestent la simplicité du Palais Vieux de Benoît XII, tandis que celles de l’ouest et du sud, plus largement percées de fenêtres ornées de sculptures ou de moulures saillantes témoignent du goût de Clément VI et de son maître d’œuvre Jean de Louvres. A l’est de la cour, une petite porte donne accès à la Grande Trésorerie du Palais Vieux où se tenaient les services financiers – aujourd’hui, elle abrite une partie du musée du vieil Avignon (l’autre se trouvant dans la salle de Jésus). Le Trésor Bas est contigu au sud ; dans ses coffres souterrains, il abritait pièces de monnaie, objets d’orfèvrerie, etc. En empruntant l’escalier intérieur de la Grande Trésorerie, on parvient à la salle de Jésus, sorte d’antichambre où les cardinaux attendaient le pape avant d’entrer en consistoire, puis, plus au sud, à la chambre du Camérier, le plus proche collaborateur de Benoît XII, dont l’appartement révèle une stratigraphie complexe de décors peints muraux. Le Revestiaire pontifical servait au pape à revêtir ses ornements consistoriaux, avant de faire son entrée au Consistoire. Celui-ci se situe au rez-de-chaussée de l’aile orientale éponyme, dévolue à la vie officielle de la Curie. Lieu de réunion, lieu de réception des ambassadeurs et des légats, cette salle abrite les déposes des fresques de Simone Martini provenant du porche de la cathédrale Notre-Dame-des-Doms. Elle donne accès, à l’est, à la chapelle peinte par Matteo Giovannetti. On parvient ensuite à la cour du Cloître, qui constitue le cœur du Palais Vieux. Au nord, se dresse la Grande Chapelle de Benoît XII, à l’ouest l’aile des Familiers et au sud l’aile dite du Conclave (avec l’appartement des hôtes), espaces fermés à la visite. En empruntant l’escalier du cloître, on parvient au Tinel, salle de réception, où se tenaient les festins pontificaux. Au nord, elle est bordée par les cuisines. C’est là également que se tinrent les conclaves. A l’est, une porte donne accès à la chapelle Saint-Martial, où Matteo Giovannetti raconta en images la vie de ce saint évangélisateur du Limousin. Au sud, la chambre de Parement dessine une enfilade progressant des espaces publics vers les espaces privés. Cette antichambre servait à des audiences plus réduites, des huissiers y montaient en permanence la garde devant la chambre du pontife.
Une porte vitrée laisse découvrir le studium de Benoît XII, seul espace ayant conservé son sol du XIVe siècle. On accède ensuite au cœur des appartements pontificaux, avec la chambre de Benoît XII, située au-dessus des jardins, puis celle de Clément VI, dont le remarquable plafond peint date de 1343. Il faut ensuite traverser le passage de la Peyrolerie, qui a perdu sa disposition d’origine et ses multiples volées d’escalier, pour arriver dans la sacristie nord de la Chapelle clémentine. On y découvre une collection de moulages évoquant des souvenirs de l’époque pontificale et des personnalités ayant entretenu des liens avec Avignon. Franchissant la porte du pape, on pénètre dans l’immense et unique vaisseau de la Chapelle clémentine, desservie au sud par le Revestiaire des cardinaux. A l’autre extrémité de la chapelle, une porte créée au XVIIe siècle permet de pénétrer directement dans l’aile des Grands Dignitaires, en commencant par la chambre du Camérier puis celle des Notaires. Un escalier contemporain conduit jusqu’à la terrasse, proposant un extraordinaire panorama sur la ville et ses environs. En redescendant, on passe devant le portail de la Grande Chapelle, sur la loggia ouverte par la fameuse baie de l’Indulgence à laquelle le pape apaisait à la foule des fidèles rassemblée dans la Cour d’honneur. Le Grand Escalier, spacieux et lumineux, descend vers cette cour. Son palier donne accès à la très solennelle salle de la Grande Audience, qui abritait le tribunal des causes apostoliques et qui offre au regard la fameuse fresque des Prophètes haut placée sur un voûtain à l’est de la salle, juste au-dessus de l’endroit où siégeaient les juges. La fin du parcours permet de traverser les salles de l’Artillerie et celle de l’Ecole de théologie. Mais, ainsi parcouru, le Palais des Papes n’aura révélé que quarante pour cent de sa superficie. Après avoir été résidence papale, le palis connut diverses affectations. Transformé en palais de la vice-légation aux XVIIe et XVIIIe siècles, il fut aménagé en caserne au XIXe siècle. Aujourd’hui, il abrite également le musée du Vieil Avignon et du Comtat Venaissin, les archives départementales de Vaucluse, ainsi que le Centre international de congrès. Vous devez aller à Avignon, et il ya tout à voir.

La capitale du monde chrétien, c’était Avignon (à suivre)

Introduction

Le plus haut marché de Marseille, quartier du Panier, vous pouvez voir les restes de deux moulins- des usines, qui soulevées par les vents locaux contribuent au bien-être des populations locales, des résidents. Et ce printemps j’étais là … Le symbolisme du moulin montre la richesse de l’esprit humain des gens de la terre, je pense que ce serait une expression optimale du contenu que vous considérez également comme de leur. Je marche dans la montagne vers la belle façade de la cathédrale. Le Dôme : une salle de spectacle incontournable à Marseille. Le Dôme est devenu en une quinzaine d’années le rendez-vous incontournable des spectacles du sud de la France, grâce à son implantation et sa structure. Des concerts, des spectacles de danse, des comédies musicales, des représentations théâtrales, des one man show et même des salons et conventions d’entreprises, y sont organisés tout au long de l’année. Le bâtiment doit son nom a son architecture en forme de coupole, rappelant explicitement la coque d’un bateau retourné. La salle, modulable à souhait grâce à des jeux de rideaux de jauge astucieux, peut accueillir jusqu’à 8500 spectateurs. Pour chaque manifestation, la rigueur technique et les qualités humaines de l’équipe du Dôme ont contribué à faire de cet équipement un haut lieu musical et festif d’envergure méditerranéenne. Comme le Palais des Sports et le Stade Vélodrome¬, l’établissement est géré par la Direction des Grands Équipements de la Ville de Marseille. Depuis son inauguration, en 1994, le Dôme accueille près de 300 000 spectateurs par an en moyenne et reçoit les plus grands noms français et internationaux. Au cours des 15 premières années d’exploitation, plus de 4 millions de spectateurs ont foulé les travers de la salle. Mais revenons un instant sur l’histoire de la ville.
Quant à la date arbitraire de sa naissance (600 av. J.-C.), les découvertes archéologiques les plus récentes, en bordure du Lacydon (le Vieux-Port, autrement dit), ne cessent d’en affiner la probabilité à quelques dizaines d’années près. Les Marseillais créent aux siècles suivants une série de comptoirs portuaires, qui ajoutent encore à leur richesse. Vers 340 av. J.-C., à l’époque d’Alexandre le Grand, Massalia va connaître son premier grand homme : Pythéas, qui symbolise la vitalité commerciale et scientifique d’une ville qui sut rester pendant des siècles, y compris sous la domination romaine, le conservatoire occidental de la culture grecque. Marseille est l’alliée des Romains. Mais la ville refuse de choisir César contre Pompée. Au terme d’un siège, les Marseillais doivent capituler en 49 av. J.-C. César triomphe et se contente d’établir sa domination sur la ville. Massilia, pour parler comme les Romains, connaît une embellie spirituelle avec l’arrivée en 415 de Jean Cassien, un moine voyageur pétri des expériences orientales du monachisme. Cassien installe deux communautés monastiques. Au même siècle, Marseille dispose déjà du plus grand baptistère des Gaules(aujourd’hui disparu, sous l’actuelle cathédrale), et les débats de prêtres éminents. Désormais gardienne des lettres grecques et latines, l’Église va préserver tant bien que mal, malgré les troubles internes, les pressions barbares puis sarrasines, des bribes de culture classique, jusqu’au redressement matériel et intellectuel des XIe et XIIe siècles. À partir du XIIIe siècle, le pouvoir de la commune s’affirme quelque temps selon le modèle italien sous l’impulsion des négociants et grâce à l’accroissement du trafic portuaire. Mais en 1257, la ville doit reconnaître la domination de Charles d’Anjou, comte de Provence. Après quelques velléités de résistance, elle se montre fidèle à ses successeurssous la reine Jeanne, puis la deuxième maison comtale Anjou-Provence et son principal représentant, le roi René (1434-1480).
Aux XVIe et XVIIe siècles, les rapports de Marseille avec le pouvoir royal sont marqués par des alternances de fidélité et de révolte, reflet des factions qui s’affrontent dans le pays comme dans la cité. Fidélité d’abord à François Ier, qui la visite plusieurs fois, la dote des fortifications de Notre-Dame-de-la-Garde et du château d’If. Il bénéficie en 1524 de sa résistance héroïque contre les troupes de Charles Quint aux ordres du connétable de Bourbon. C’est aussi à Marseille qu’il fait célébrer par le pape Clément VII le mariage de son second fils, le futur Henri II, avec Catherine de Médicis. En 1362, Guillaume Grimoard, abbé de Saint-Victor, devenu pape en Avignon sous le nom d’Urbain V, fait bénéficier la ville et son ancienne abbaye de largesses qui donnent au bâtiment son allure générale. J’ai vu la tombe du pape Urbain V dans l’église abbatiale de Saint-Victor. Au XVe siècle, alors que Marseille souffre déjà depuis quelques décennies d’un marasme ambiant, la rivalité maritime qui l’oppose aux Catalans mène à la catastrophe de 1423. L’escadre du roi d’Aragon, allié des Catalans, s’empare de la ville et la livre au pillage. Un moment abandonnée par nombre de ses habitants, la ville se rétablit assez vite. Elle reprend ses activités maritimes, bénéficiant de l’installation des foires de Lyon, qui lui offrent de nouveaux débouchés. Jacques Cœur, argentier de Charles VII et armateur d’une importante flotte, abandonne son comptoir de Montpellier et vient s’établir à Marseille, dont il devient citoyen en 1446, pour commercer avec le Levant. S’ouvrent alors 35 années d’expansion commerciale et économique qui préludent au rattachement de Marseille, comme on l’appelle désormais, et de la Provence au royaume de France (1481-1482). Les relations privilégiées que la France initie avec l’Empire ottoman, qui accorde au commerce français des privilèges dans le Levant, vont assurer la fortune de la ville. Charles de Casaulx, exerce sur la cité phocéenne un pouvoir fort et indépendant, qui n’exclut pas certaines réussites administratives, urbanistiques et culturelles. Ville rebelle, Marseille se place en janvier 1596 sous la protection de Philippe II d’Espagne et se prépare à soutenir un siège face aux troupes du duc de Guise, lorsqu’un complot intérieur mené par Libertat aboutit, le 17 février, à l’assassinat de Casaulx et à la soumission des Marseillais à Henri IV. Trois ans plus tard, le 5 août 1599, le Conseil de ville décide de nommer chaque année quatre négociants députés du commerce pour surveiller les affaires de négoce. C’est l’origine de la première chambre de commerce créée dans le monde. Un an encore et, le 3 novembre 1600, Marseille fait un accueil chaleureux à Marie de Médicis venue en France pour épouser Henri IV. Les frictions avec le pouvoir sont effacées… jusqu’à la prochaine incartade. Ainsi, dans la première moitié du XVIIe siècle, la famille Valbelle exerce-t-elle sur Marseille un pouvoir qui, tout en respectant le roi, vise à une certaine autonomie. La situation s’aggrave lorsqu’en 1660, les consuls nommés par le roi sont chassés de l’hôtel de ville. Louis XIV, suivi de sa cour, entre en conquérant dans la cité, l’occupe militairement, désarme la population et fait construire citadelle et fort (Saint-Jean et Saint-Nicolas) destinés à la maintenir dans l’obéissance. Marseille connaît une nouvelle prospérité grâce à l’édit de Colbert (1669) qui lui accorde le monopole du commerce du Levant. La présence momentanée d’un petit noyau d’Arméniens se traduit, entre autres, par l’accroissement du trafic des soieries. La ville sort de ses anciens remparts pour tripler de superficie. Elle se dote denouvelles promenades et d’ensembles monumentaux. Sur eux plane le souvenir de l’architecte, sculpteur et peintre d’exception que fut le MarseillaisPierre Puget. Marseille brille alors dans les sciences de la vie et de la nature à travers quelques-uns de ses pères Minimes, grands voyageurs, botanistes et zoologistes, tels Charles Plumier et Louis Feuillet, ou de jésuites astronomes. La ville devient un important centre faïencier, qui maintiendra sa réputation jusqu’à la Révolution française avec Leroy, Fauchier ou la veuve Perrin. Elle est enfin, grâce à Pierre Gautier, la deuxième cité de France, après Paris, à goûter aux plaisirs de l’Opéra en 1685.
Marseille a connu les troubadours, qui ont diffusé les formes poétiques de la langue d’oc. Elle a édifié un important chantier de constructions navales. La Grande Peste de 1720. En juin 1720, prise en faute dans sa fonction nationale de rempart sanitaire, la ville paie un lourd tribut au fléau venu du Levant, qui tue en quelques mois 40 000 Marseillais, soit la moitié de la population. La cité portuaire opère un redressement démographique spectaculaire qui, grâce à l’accueil de nombreux immigrés, renforce son cosmopolitisme traditionnel. Ses navires achèvent d’en faire non seulement le premier port méditerranéen, mais un port mondial. Les créations des Académies de musique, des belles lettres et de peinture affirment aussi un élan culturel qui s’inscrit dans le mouvement général des Lumières. Tôt entrés en Révolution, les Marseillais lèvent en juin 1792 un bataillon de volontaires pour défendre Paris face aux Autrichiens. Au terme d’une marche d’un mois, au cours de laquelle ils font entendre le « Chant de guerre de l’Armée du Rhin » composé par Rouget de Lisle, qui deviendra Marseillaise, les volontaires arrivent à Paris et deviennent, le 10 août, les héros de l’effondrement de la monarchie. Un an et demi plus tard, compromise dans le mouvement fédéraliste, la ville est mise au ban de la nation par les jacobins : pendant un mois, début 1794, Marseille devient la « Ville sans nom » ! Saisissant raccourci des multiples rebondissements et des renversements d’image que la ville n’a cessé de subir dans toute son histoire. Et la période qui suit, de la Terreur révolutionnaire à lachute du Premier Empire et à la Terreur blanche, reste fertile en événements douloureux répressions, démolitions de bâtiments, pénurie, chute démographique… C’est une ville largement acquise au retour de la royauté que découvre la Restauration. Mais l’ultraroyalisme et l’ultracatholicisme n’y font pas recette longtemps face à la montée d’un fort courant libéral et à une large tolérance vis-à-vis des minorités religieuses protestante, juive et othodoxe.
Le divorce politique tourne au système : après avoir repoussé Napoléon au profit de Louis XVIII, Marseille le boude, ainsi que Charles X ; la ville rêve de République à la fin de la monarchie de Juillet et s’insurge, en juin 1848, avant Paris. Elle s’oppose pendant 20 ans à Napoléon III et, sous la République modérée, sera l’une des premières villes en France à voter, en 1892, pour unemunicipalité socialiste !Rêves et triomphes : le Second Empire. De 1830 à 1880, Marseille connaît un essor qui lui fait sérieusement envisager de devenir l’une des capitales économiques du monde, à l’égal de Londres ou de New York. Sous la Monarchie de Juillet, déjà, la ville a entrepris deprofondes mutations. Ses industries traditionnelles (huile, savon, sucre…) se modernisent et se développent, ainsi que sa chimie, ses constructions mécaniques et navales, entraînant l’essor rapide de sa navigation à vapeur et de ses grandes compagnies (Messageries impériales puis maritimes) qui poussent leurs relations sur toutes les mers du monde et attendent plus encore (et trop !) de l’ouverture du canal de Suez (1869) . C’est aussi sous le Second Empire que la ville se dote de nombreux grands édifices publics civils ou religieux. De multiples et luxueux lieux de spectacles ou de loisirs s’installent autour de sa Canebière. Des réalisations spectaculaires ont marqué l’imaginaire de la ville d’une empreinte symbolique : fêtes du XXVe centenaire en octobre 1899 ; fondation de l’Olympique de Marseille (la même année) ; construction du pont transbordeur (1904), bombardé en 1945; organisation en 1906 et 1922 des deux premières Expositions coloniales de France. Peuplée de 500 000 habitants autour de 1900, Marseille, cité-refuge, reçoit dans les années 1920, par dizaines de milliers, des Arméniens et des Grecs, rescapés des massacres turcs, des Italiens (les plus nombreux) fuyant le fascisme et, plus tard, des juifs voulant échapper au nazisme. Mais c’est, pour lors, une ville perdue de réputation par son cosmopolitisme jugé négatif, par la mainmise passagère de la pègre des Carbone et Spirito politiquement appuyés par Sabiani, par la frivolité de son farniente et l’incurie supposée de ses édiles. Une mauvaise réputation très chèrement payée en janvier-février 1943 par la destruction « exemplaire » (et sans égale en France) des vieux quartiers de la bordure du Vieux-Port, désignés comme des nids de clandestinité. Celle-ci marquera la prise en main de la zone sud par les autorités allemandes, et, avec elle, la fin des années où, port de transit de la zone libre, elle avait servi de repli aux intellectuels et artistes en rupture de ban. Aux mutations du port et des techniques, au développement pétrolier et sidérurgique de Fos, répond une grave crise d’adaptation économique et humaine avec la disparition des industries traditionnelles, la perte des colonies et la nécessité d’absorber dans l’été 1962 plus de 100 000 pieds-noirs. Marseille est touchée de plein fouet par la crise économique des années 1970-1980. La ville de Gaston Defferre (1953-1986) marque aussi des points : Cité radieuse du Corbusier, hôpital Nord, premier CHU de France, équipements du métro (1975-1985)… Cependant, elle rate sa communauté urbaine et s’affaiblit économiquement, démographiquement et médiatiquement. L’embellie est d’abord culturelle. Marseille renoue avec son ancienne passion pour le spectacle : les théâtres se multiplient, les créateurs reviennent à la une. La réussite des grandes fêtes populaires et multiethniques de la Coupe du monde de football (1998), du XXVIe centenaire (1999) et du troisième millénaire, ainsi que la mise en place du TGV méditerranéen ont confirmé l’attrait qu’exerce désormais la ville. Marseille peut désormais rêver d’un autre futur avec son tramway, ses vélos en libre-service et surtout le titanesque chantier d’Euromed. Et puis, Marseille a été choisie pour être la capitale européenne de la culture en 2013.
(citant des faits historiques apprécié les avantages de l’Internet, mais ce qui est décrit ici vient de l’imagination de l’auteur du texte)

La capitale du monde chrétien, c’était Avignon (à suivre) 34

Stanislas Barszczak, Le moulin de l’oubli
(histoire vraie du XIVe siècle)

Introduction

Le plus haut marché de Marseille, quartier du Panier, vous pouvez voir les restes de deux moulins- des usines, qui soulevées par les vents locaux contribuent au bien-être des populations locales, des résidents. Et ce printemps j’étais là … Le symbolisme du moulin montre la richesse de l’esprit humain des gens de la terre, je pense que ce serait une expression optimale du contenu que vous considérez également comme de leur. Je marche dans la montagne vers la belle façade de la cathédrale. Le Dôme : une salle de spectacle incontournable à Marseille. Le Dôme est devenu en une quinzaine d’années le rendez-vous incontournable des spectacles du sud de la France, grâce à son implantation et sa structure. Des concerts, des spectacles de danse, des comédies musicales, des représentations théâtrales, des one man show et même des salons et conventions d’entreprises, y sont organisés tout au long de l’année. Le bâtiment doit son nom a son architecture en forme de coupole, rappelant explicitement la coque d’un bateau retourné. La salle, modulable à souhait grâce à des jeux de rideaux de jauge astucieux, peut accueillir jusqu’à 8500 spectateurs. Pour chaque manifestation, la rigueur technique et les qualités humaines de l’équipe du Dôme ont contribué à faire de cet équipement un haut lieu musical et festif d’envergure méditerranéenne. Comme le Palais des Sports et le Stade Vélodrome¬, l’établissement est géré par la Direction des Grands Équipements de la Ville de Marseille. Depuis son inauguration, en 1994, le Dôme accueille près de 300 000 spectateurs par an en moyenne et reçoit les plus grands noms français et internationaux. Au cours des 15 premières années d’exploitation, plus de 4 millions de spectateurs ont foulé les travers de la salle. Mais revenons un instant sur l’histoire de la ville.
Quant à la date arbitraire de sa naissance (600 av. J.-C.), les découvertes archéologiques les plus récentes, en bordure du Lacydon (le Vieux-Port, autrement dit), ne cessent d’en affiner la probabilité à quelques dizaines d’années près. Les Marseillais créent aux siècles suivants une série de comptoirs portuaires, qui ajoutent encore à leur richesse. Vers 340 av. J.-C., à l’époque d’Alexandre le Grand, Massalia va connaître son premier grand homme : Pythéas, qui symbolise la vitalité commerciale et scientifique d’une ville qui sut rester pendant des siècles, y compris sous la domination romaine, le conservatoire occidental de la culture grecque. Marseille est l’alliée des Romains. Mais la ville refuse de choisir César contre Pompée. Au terme d’un siège, les Marseillais doivent capituler en 49 av. J.-C. César triomphe et se contente d’établir sa domination sur la ville. Massilia, pour parler comme les Romains, connaît une embellie spirituelle avec l’arrivée en 415 de Jean Cassien, un moine voyageur pétri des expériences orientales du monachisme. Cassien installe deux communautés monastiques. Au même siècle, Marseille dispose déjà du plus grand baptistère des Gaules(aujourd’hui disparu, sous l’actuelle cathédrale), et les débats de prêtres éminents. Désormais gardienne des lettres grecques et latines, l’Église va préserver tant bien que mal, malgré les troubles internes, les pressions barbares puis sarrasines, des bribes de culture classique, jusqu’au redressement matériel et intellectuel des XIe et XIIe siècles. À partir du XIIIe siècle, le pouvoir de la commune s’affirme quelque temps selon le modèle italien sous l’impulsion des négociants et grâce à l’accroissement du trafic portuaire. Mais en 1257, la ville doit reconnaître la domination de Charles d’Anjou, comte de Provence. Après quelques velléités de résistance, elle se montre fidèle à ses successeurssous la reine Jeanne, puis la deuxième maison comtale Anjou-Provence et son principal représentant, le roi René (1434-1480).
Aux XVIe et XVIIe siècles, les rapports de Marseille avec le pouvoir royal sont marqués par des alternances de fidélité et de révolte, reflet des factions qui s’affrontent dans le pays comme dans la cité. Fidélité d’abord à François Ier, qui la visite plusieurs fois, la dote des fortifications de Notre-Dame-de-la-Garde et du château d’If. Il bénéficie en 1524 de sa résistance héroïque contre les troupes de Charles Quint aux ordres du connétable de Bourbon. C’est aussi à Marseille qu’il fait célébrer par le pape Clément VII le mariage de son second fils, le futur Henri II, avec Catherine de Médicis. En 1362, Guillaume Grimoard, abbé de Saint-Victor, devenu pape en Avignon sous le nom d’Urbain V, fait bénéficier la ville et son ancienne abbaye de largesses qui donnent au bâtiment son allure générale. J’ai vu la tombe du pape Urbain V dans l’église abbatiale de Saint-Victor. Au XVe siècle, alors que Marseille souffre déjà depuis quelques décennies d’un marasme ambiant, la rivalité maritime qui l’oppose aux Catalans mène à la catastrophe de 1423. L’escadre du roi d’Aragon, allié des Catalans, s’empare de la ville et la livre au pillage. Un moment abandonnée par nombre de ses habitants, la ville se rétablit assez vite. Elle reprend ses activités maritimes, bénéficiant de l’installation des foires de Lyon, qui lui offrent de nouveaux débouchés. Jacques Cœur, argentier de Charles VII et armateur d’une importante flotte, abandonne son comptoir de Montpellier et vient s’établir à Marseille, dont il devient citoyen en 1446, pour commercer avec le Levant. S’ouvrent alors 35 années d’expansion commerciale et économique qui préludent au rattachement de Marseille, comme on l’appelle désormais, et de la Provence au royaume de France (1481-1482). Les relations privilégiées que la France initie avec l’Empire ottoman, qui accorde au commerce français des privilèges dans le Levant, vont assurer la fortune de la ville. Charles de Casaulx, exerce sur la cité phocéenne un pouvoir fort et indépendant, qui n’exclut pas certaines réussites administratives, urbanistiques et culturelles. Ville rebelle, Marseille se place en janvier 1596 sous la protection de Philippe II d’Espagne et se prépare à soutenir un siège face aux troupes du duc de Guise, lorsqu’un complot intérieur mené par Libertat aboutit, le 17 février, à l’assassinat de Casaulx et à la soumission des Marseillais à Henri IV. Trois ans plus tard, le 5 août 1599, le Conseil de ville décide de nommer chaque année quatre négociants députés du commerce pour surveiller les affaires de négoce. C’est l’origine de la première chambre de commerce créée dans le monde. Un an encore et, le 3 novembre 1600, Marseille fait un accueil chaleureux à Marie de Médicis venue en France pour épouser Henri IV. Les frictions avec le pouvoir sont effacées… jusqu’à la prochaine incartade. Ainsi, dans la première moitié du XVIIe siècle, la famille Valbelle exerce-t-elle sur Marseille un pouvoir qui, tout en respectant le roi, vise à une certaine autonomie. La situation s’aggrave lorsqu’en 1660, les consuls nommés par le roi sont chassés de l’hôtel de ville. Louis XIV, suivi de sa cour, entre en conquérant dans la cité, l’occupe militairement, désarme la population et fait construire citadelle et fort (Saint-Jean et Saint-Nicolas) destinés à la maintenir dans l’obéissance. Marseille connaît une nouvelle prospérité grâce à l’édit de Colbert (1669) qui lui accorde le monopole du commerce du Levant. La présence momentanée d’un petit noyau d’Arméniens se traduit, entre autres, par l’accroissement du trafic des soieries. La ville sort de ses anciens remparts pour tripler de superficie. Elle se dote denouvelles promenades et d’ensembles monumentaux. Sur eux plane le souvenir de l’architecte, sculpteur et peintre d’exception que fut le MarseillaisPierre Puget. Marseille brille alors dans les sciences de la vie et de la nature à travers quelques-uns de ses pères Minimes, grands voyageurs, botanistes et zoologistes, tels Charles Plumier et Louis Feuillet, ou de jésuites astronomes. La ville devient un important centre faïencier, qui maintiendra sa réputation jusqu’à la Révolution française avec Leroy, Fauchier ou la veuve Perrin. Elle est enfin, grâce à Pierre Gautier, la deuxième cité de France, après Paris, à goûter aux plaisirs de l’Opéra en 1685.
Marseille a connu les troubadours, qui ont diffusé les formes poétiques de la langue d’oc. Elle a édifié un important chantier de constructions navales. La Grande Peste de 1720. En juin 1720, prise en faute dans sa fonction nationale de rempart sanitaire, la ville paie un lourd tribut au fléau venu du Levant, qui tue en quelques mois 40 000 Marseillais, soit la moitié de la population. La cité portuaire opère un redressement démographique spectaculaire qui, grâce à l’accueil de nombreux immigrés, renforce son cosmopolitisme traditionnel. Ses navires achèvent d’en faire non seulement le premier port méditerranéen, mais un port mondial. Les créations des Académies de musique, des belles lettres et de peinture affirment aussi un élan culturel qui s’inscrit dans le mouvement général des Lumières. Tôt entrés en Révolution, les Marseillais lèvent en juin 1792 un bataillon de volontaires pour défendre Paris face aux Autrichiens. Au terme d’une marche d’un mois, au cours de laquelle ils font entendre le « Chant de guerre de l’Armée du Rhin » composé par Rouget de Lisle, qui deviendra Marseillaise, les volontaires arrivent à Paris et deviennent, le 10 août, les héros de l’effondrement de la monarchie. Un an et demi plus tard, compromise dans le mouvement fédéraliste, la ville est mise au ban de la nation par les jacobins : pendant un mois, début 1794, Marseille devient la « Ville sans nom » ! Saisissant raccourci des multiples rebondissements et des renversements d’image que la ville n’a cessé de subir dans toute son histoire. Et la période qui suit, de la Terreur révolutionnaire à lachute du Premier Empire et à la Terreur blanche, reste fertile en événements douloureux répressions, démolitions de bâtiments, pénurie, chute démographique… C’est une ville largement acquise au retour de la royauté que découvre la Restauration. Mais l’ultraroyalisme et l’ultracatholicisme n’y font pas recette longtemps face à la montée d’un fort courant libéral et à une large tolérance vis-à-vis des minorités religieuses protestante, juive et othodoxe.
Le divorce politique tourne au système : après avoir repoussé Napoléon au profit de Louis XVIII, Marseille le boude, ainsi que Charles X ; la ville rêve de République à la fin de la monarchie de Juillet et s’insurge, en juin 1848, avant Paris. Elle s’oppose pendant 20 ans à Napoléon III et, sous la République modérée, sera l’une des premières villes en France à voter, en 1892, pour unemunicipalité socialiste !Rêves et triomphes : le Second Empire. De 1830 à 1880, Marseille connaît un essor qui lui fait sérieusement envisager de devenir l’une des capitales économiques du monde, à l’égal de Londres ou de New York. Sous la Monarchie de Juillet, déjà, la ville a entrepris deprofondes mutations. Ses industries traditionnelles (huile, savon, sucre…) se modernisent et se développent, ainsi que sa chimie, ses constructions mécaniques et navales, entraînant l’essor rapide de sa navigation à vapeur et de ses grandes compagnies (Messageries impériales puis maritimes) qui poussent leurs relations sur toutes les mers du monde et attendent plus encore (et trop !) de l’ouverture du canal de Suez (1869) . C’est aussi sous le Second Empire que la ville se dote de nombreux grands édifices publics civils ou religieux. De multiples et luxueux lieux de spectacles ou de loisirs s’installent autour de sa Canebière. Des réalisations spectaculaires ont marqué l’imaginaire de la ville d’une empreinte symbolique : fêtes du XXVe centenaire en octobre 1899 ; fondation de l’Olympique de Marseille (la même année) ; construction du pont transbordeur (1904), bombardé en 1945; organisation en 1906 et 1922 des deux premières Expositions coloniales de France. Peuplée de 500 000 habitants autour de 1900, Marseille, cité-refuge, reçoit dans les années 1920, par dizaines de milliers, des Arméniens et des Grecs, rescapés des massacres turcs, des Italiens (les plus nombreux) fuyant le fascisme et, plus tard, des juifs voulant échapper au nazisme. Mais c’est, pour lors, une ville perdue de réputation par son cosmopolitisme jugé négatif, par la mainmise passagère de la pègre des Carbone et Spirito politiquement appuyés par Sabiani, par la frivolité de son farniente et l’incurie supposée de ses édiles. Une mauvaise réputation très chèrement payée en janvier-février 1943 par la destruction « exemplaire » (et sans égale en France) des vieux quartiers de la bordure du Vieux-Port, désignés comme des nids de clandestinité. Celle-ci marquera la prise en main de la zone sud par les autorités allemandes, et, avec elle, la fin des années où, port de transit de la zone libre, elle avait servi de repli aux intellectuels et artistes en rupture de ban. Aux mutations du port et des techniques, au développement pétrolier et sidérurgique de Fos, répond une grave crise d’adaptation économique et humaine avec la disparition des industries traditionnelles, la perte des colonies et la nécessité d’absorber dans l’été 1962 plus de 100 000 pieds-noirs. Marseille est touchée de plein fouet par la crise économique des années 1970-1980. La ville de Gaston Defferre (1953-1986) marque aussi des points : Cité radieuse du Corbusier, hôpital Nord, premier CHU de France, équipements du métro (1975-1985)… Cependant, elle rate sa communauté urbaine et s’affaiblit économiquement, démographiquement et médiatiquement. L’embellie est d’abord culturelle. Marseille renoue avec son ancienne passion pour le spectacle : les théâtres se multiplient, les créateurs reviennent à la une. La réussite des grandes fêtes populaires et multiethniques de la Coupe du monde de football (1998), du XXVIe centenaire (1999) et du troisième millénaire, ainsi que la mise en place du TGV méditerranéen ont confirmé l’attrait qu’exerce désormais la ville. Marseille peut désormais rêver d’un autre futur avec son tramway, ses vélos en libre-service et surtout le titanesque chantier d’Euromed. Et puis, Marseille a été choisie pour être la capitale européenne de la culture en 2013.

La capitale du monde chrétien, c’était Avignon 35

Stanislas Barszczak, Le moulin de l’oubli
(histoire vraie du XIVe siècle)

Les gens de l’histoire:

Musiciens: Jacopo da Bologna, Gherardello da Firenze, Giovanni da Firenze,
Peintres : Matteo Giovanetti, Simone Martini,
Poètes : Giovanni Boccaccio, Francois Pétrarque,
Giovanni Colonna, ami Pétrarque
Cola di Renzo, tribun romain
Antonio Ferrara, Thomas de Messine, Dionisio Borgo San Sepolcro da, amis Pétrarque
Laure de Noves, l’épouse du comte Hugues de Sade, Pétrarque amie
Guillaume Roger II, frère du pape Clément VI, le baron de Pertuis et Saint-Remy, vicomte de Lamothe et de Valernes, comte de Beaufort et d’Alès, vicomte de Turenne, le neveu de Clément VI et frère de Grégoire XI, deusieme des célèbres Papes d’Avignon.
Eleanor de Comminges, épouse de Guillaume, comtesse de Turenne
les rois:
Jean de Luxembourg (Août 10, 1296, † Août 26, 1346 à Crécy), également connu plus tard comme Jean de Bohême, Jean l’Aveugle, était roi de Bohême de 1310 à 1346, margrave de Moravie, comte de Luxembourg et roi titulaire de la Pologne1310-1335
Philippe VI, roi de France,
Jean II le Bon, son successeur
Edward III., Roi d’Angleterre
Charles IV du Saint-Empire roi allemand (de 1346), roi de Bohême (de 1347), et l’empereur romain-allemand (de 1355)
Robert I, le roi sage, roi de Naples et comte de Provence, décédé le 20 Janvier 1343, Naples
Joanna I, reine de Naples, 1343-1382, comtesse de Provence, la princesse d’Achaïe, reine titulaire de Jérusalem
Les papes: Jean XXII, Benoît XII, Clément VI
Les cardinaux de France:
Hélie de Talleyrand-Périgord, le cardinal d’Auxerre,
Pierre Després, Nonce apostolique
Les cardinaux de l’Italie:
Giacomo Stefaneschi (1270-1343)
Nicolò de Capoccia, évêque d’Utrecht, puis de Urgel
Hannibald de Ceccano, archevêque de Naples, le cardinal in Lucina, puis à Frascati( †1350)
Hugues Roger, cardinal de Tulle
Les evêques:
Ildebrandino Conti, évêque de Padoue
Philippe de Cabassoles, évêque de Cavaillon, et M. de Vaucluse, chancelier de la Sicile
Francesco Nelli, prêtre de Florence
Les riche familles italiennes: Collonesi, Conti
La cour papale, le clergé, les nobles, artisans, constructeurs de tours du palais, jardiniers, les mendiants

stanisław Barszczak, Die Mühle der Vergesslichkeit, teil III

Avignon, das Ende 1343

(Dialog mit Cecilia Gräfin von Turenne)

Turenne ist eine Abfolge von vier Familien Visconti gesehen, Zentral-Frankreich. Die ersten Herren von Turenne erschien im 9. Jahrhundert. Die Stadt wurde zu einem wahren Feudalstaat nach den Kreuzzügen und einer der großen Lehen von Frankreich im 14. Jahrhundert. Während der ersten Hälfte des 14. Jahrhunderts, die über Viscounty wurde von den Comminges gemacht, Pyrenäen Feudalherren, bevor sie für 94 Jahre an Roger de Beaufort, von dem zwei Päpste von Avignon, Clement VI und XI kam Gregory übertragen. Diese Familie hatte zwei Viscounts: Roger William III von Beaufort und Raymond de Turenne XIII und zwei viscountesses Namen Antoinette de Turenne und Eleonore de Beaujeu. Viscountesses Namen Cecylia, der Name der Frau, die Gräfin, der ein Freund Clemens VI wurde. Hier wohl Affinitäten Familie beeinflusst, d.h. Clemens VI(Pierre Roger) und seinem Bruder William III Roger de Beaufort, von des Grafen von Beaufort und Alès. Im Zimmer des Deer Palast der Papst in Avignon, William III Roger de Beaufort und Sein Vater Jagd mit Falken.

-(der Papst Clemens VI) In vielen Diözesen wurden die Bischöfe die Beschlüsse der Synoden, die verboten den Handel an Sonntagen unternehmen…
-(Cecilia) „Tun dasselbe und du wirst leben“, Cecilia hatte mit den Wörter von Jesus Clemens Monolog unterbrochen.

-(Clemens VI) Einsamkeit ist in Ordnung, aber Sie brauchen jemanden, der Ihnen sagen, dass Einsamkeit ist in Ordnung. Als Kind hatte ich jeden Tag einen eigenen Schutzengel. Jedoch meine Mutter wurde nie frei, war es Liebe. Es ist nur im Akt der Pflege, die eine Frau in ihrer Mutterschaft bewusst sichtbar und greifbar Mode, es ist eine Freude, jeden Augenblick. Aber es war schon immer bei mir gewesen. Ich wurde nicht aufgefordert, die Karriere eines Schriftstellers folgen, weil meine Eltern dachten, dass ich im Begriff war, zu Tode hungern. Sie dachten, niemand kann davon leben, ein Diplomat in Polen zu machen. Sie waren nicht falsch. Doch ich hatte diesen Traum, ein Papst geworden, seit ich ein Teenager war. Sagen Sie Ihre Herzen, dass die Angst vor dem Leiden schlimmer als das Leiden selbst ist. Und kein Herz hat immer gelitten, wenn sie auf der Suche nach seinem Traum geht. Es dauerte 40 Jahre den ersten meinen Schritt wie der Papst nehmen. Amtsantritt von Papst Clement dies ist mein bar. Ich sitze an einem Schreibtisch und höre ich Gespräche, starten andere, spürend diese wunderbare Atmosphäre. Ich glaube nicht an Parteien im Allgemeinen gehen. Es sei denn, die Partei Fest nicht improvisiert, und es scheint, denn lädt sie Kardinal Hannibal von Ceccano ein. (Berühmtheit erlangte das Bankett, das Papst Johannes XXII 1324 in Avignon gab. Bekannt wurde das von Kardinal Hannibal von Ceccano für Klemens VI ausgerichtete Bankett. Annibale Caetani de Ceccano (v.1282-1350) Es ist das Leben nach dem Tod. Ich bin davon überzeugt (Papst lacht). Sie wissen, habe ich alles, was ich tun wollte, getan, auch wenn ich hatte einen sehr hohen Preis zu zahlen haben – was der Fall gewesen ist die meiste Zeit. Ich bin modernen Menschen, mache ich das schwierig scheint einfach, und so kann ich mit der ganzen Welt kommunizieren. Jeder hat eine kreative Potenzial und von dem Moment an können Sie dieses kreative Potential auszudrücken, können Sie beginnen die Welt zu verändern. Ich hasse, intelligent zu sein. Jeden Tag versuche ich, in der Kommunikation mit dem Universum in einem unbewussten Weg sein. Es ist leicht zu sitzen und zu nehmen, was ist schwieriger wird aufstehen und Maßnahmen zu ergreifen. Ich möchte begeistert sein, was ich tue, habe ich dann das Gefühl diese positive Energie.

-(Cecilia) Dass das Leben nicht war immer eine Frage des Wartens auf den richtigen Moment zu handeln.

-(Clemens VI) Wir haben Kontakt mit der Realität verloren, die Einfachheit des Lebens. Und ich würde immer die gleiche sein! Wie kann ich jetzt tun? Und ich habe nicht mehr Alchimist, nahmen sie es von mir! Das Christenleben ist nichts anderes, als ein ununterbrochener Kampf gegen sich selbst. Die Liebe Gottes in Jesus Christus. Wissen, was mit großer Liebe Gott hat dich geliebt. Der Mensch will immer, dass alles anders wird, und gleichzeitig will er, dass alles beim alten bleibt. Und was ist mit den Träumen der Jugend! Die Dünen verändern sich mit dem Wind, aber die Wüste bleibt dieselbe. Ein Meister ist nicht derjenige, der etwas lehrt, sondern derjenige, der den Schüler dazu inspiriert, das Beste von sich zu geben, um herauszufinden, was er schon weiß. Man muss die Wüste lieben, darf ihr aber nie ganz vertrauen. Denn die Wüste bedeutet für jeden eine Prüfung: Sie tötet den, der sich ablenken lässt und nicht jeden Schritt überlegt. Von meiner Studentenzeit, tröste ich mich mit dem Gedanken standing: Niemand muss das Unbekannte fürchten, weil jeder Mensch das erreichen kann, was er will und was er braucht. Denn manchmal schreibe ich etwas anderes. Das Leben kann, je nachdem, wie wir es leben, kurz oder lang sein. Dies ist kein Anspruch auf Ruhm, das Verständnis seiner eigenen Menschlichkeit, Zeugnis geben, Geld. Ich würde dem Schreiben vor Jahren aufgehört haben, wenn es für das Geld waren. Ich schreibe aus meiner Seele, auch die Dokumente der Kirche. Dies ist der Grund, dass die Kritiker tu mir nicht weh, weil es mir ist. Wenn nicht ich es war, wenn ich mich stellte, als wenn jemand anderes zu sein, dann könnte dies Unwucht meine Welt, aber ich weiß, wer ich bin. Jemand vor uns hatte es schon geschrieben. Wenn du etwas ganz fest willst, dann wird das Universum darauf hinwirken, dass du erreichen kannst. Wenn man etwas ganz fest will, dann setzt sich das ganze Universum dafür ein, dass man es auch erreicht. Und dass ich zu halten, in der gleichen Zeit zu bestehen, möchte ich mein Leben bestätigen allerdings schon stark beeinträchtigt und durch den Alltag zerstört. Man musste Risiken eingehen, sich für bestimmte Wege entscheiden und andere aufgeben. Das Schlimmste war, zu wählen und sich den Rest des Lebens zu fragen, ob man richtig gewählt hatte. Kein Mensch kann eine Wahl treffen, ohne dabei Angst zu haben.

-(Cecilia) Ich mag dich, weil du anders bist.

-(der Papst Clement VI) Sie wissen. Ich kann dich verstecken, und selbst liegen etwas zu Ihren Gunsten, sich vorstellen, „in meinen Augen“! Aber bis zu dem Punkt, ad rem, und so wählte ich das Priestertum, Dienst in der Kirche. Ich hatte Angst vor diesem Weg! Denn alle Menschen haben immer genaue Vorstellungen davon, wie wir unser Leben am besten zu leben haben. Doch nie wissen sie selber, wie sie ihr eigenes Leben am besten anpacken sollen. Nur eines macht sein Traumziel unerreichbar: die Angst vor dem Versagen. Sie ertrinken nicht durch Fallen in einem Fluss, aber durch den Aufenthalt in sie eingetaucht. Aber wer nur glücklich ist, kann Glück verbreiten. Wenn alle Tage gleich sind, dann bemerkt man auch nicht mehr die guten Dinge, die einem im Leben widerfahren. Sie können erblinden durch den Anblick jeden Tag als ein ähnliches. Jeder Tag ist eine andere, jeden Tag ein Wunder für sich. Es ist nur eine Frage der Aufmerksamkeit auf dieses Wunder. Bald werde ich schwimmen gelernt. (Papst lächelt)

-(Cecilia) Dies ist, weil Sie die heilige Verehrung der heiligen Iwo haben.

-(Clemens VI) Weißt du, alles ist für mich heilig, beginnend mit der Erde, aber auch gehen, um Dinge von Menschen gemacht. Wir sind nicht das, was die Leute von uns erwarten, oder so wie sie sich uns wünschen. Wir sind, wer wir zu sein beschlossen haben. Den anderen die Schuld zu geben ist immer einfach. Damit kannst du dein ganzes Leben zubringen, aber letztlich bist du allein für deine Erfolge oder deine Niederlagen verantwortlich. Wenn man auf ein Ziel zugeht, ist es äußerst wichtig, auf den Weg zu achten. Denn der Weg lehrt uns am besten, ans Ziel zu gelangen, und er bereichert uns, während wir ihn zurücklegen. Es ist gut, etwas Langsames zu tun, bevor man im Leben eine wichtige Entscheidung trifft. Erst die Möglichkeit, einen Traum zu verwirklichen, macht unser Leben lebenswert. Ein Problem sieht, wenn es einmal gelöst ist, immer einfach aus. Der große Sieg, der heute leicht errungen scheint, ist das Ergebnis einer Reihe kleiner, unbemerkter Siege. Höre nie auf zu zweifeln. Wenn du keine Zweifel mehr hast, dann nur, weil du auf deinem Weg stehen geblieben bist. Aber achte auf eines: Lass nie zu, dass Zweifel dein Handeln lähmen. Treffe auch dann immer die notwendigen Entscheidungen, wenn du nicht sicher bist, ob deine Entscheidung richtig ist. Die Entscheidungen waren nur der Anfang von etwas. Wenn man einen Entschluss gefasst hatte, dann tauchte man damit in eine gewaltige Strömung, die einen mit sich riss, zu einem Ort, den man sich bei dem Entschluss niemals hätte träumen lassen. Alles ist miteinander verbunden, und hat einen Sinn. Obwohl dieser Sinn meist verborgen bleibt, wissen wir, dass wir unserer wahren Mission auf Erden nah sind, wenn unser Tun von der Energie der Begeisterung durchdrungen ist.

-(Cecilia) Woche vergeht, ich war bei einer öffentlichen Präsentation: Die Büßer hatten ihren Ausgang nach Sonnenuntergang im Scheine der Fackeln. Eingehüllt in Kapuze und Kukulle marschierten sie Stück für Stück vorbei, wie Geister. In den Armen trugen sie Tabernakel, Reliquien, Räuchergefäße, die einen ein riesiges Auge mit einem Dreieck, andere eine große Schlange, die sich um einen Baum wickelt. Heilige Vater wird als zwar ein hochgebildeter Mann und einer der besten Redner seiner Zeit, aber auch ein undurchschaubarer Diplomat. Heilige Vater ist ein sehr weltlicher Papst, der seine Lust für Genüssen aller Art geistlich-zeremoniell-theologisch entscheidet sich. Im Papstpalast die rauschende Feste, im Palast der Päpste aufwändigen Zeremonie feiern. Sie arrangieren mit den päpstlichen Hof mondäne Jagden und die Verschwendungssucht ist in unserer Zeit überall vorherrschend. Was denken Sie, ist die Kunst.

-(Clemens VI) Jeder Segen ignoriert wird ein Fluch. Ich bewundere meine Künstler, Baumeister, Musiker: Jacopo da Bologna, Gherardello da Firenze and Giovanni da Firenze,
Maler Matteo Giovanetti und Simone Martini, Dichter: Giovanni Bocaccio, Francesco Petrarca. Große Willenskraft ist wie ein riesiger Berg aus Granit, zeigt das uns immer vor, zwischen den grünen Bergen.

-(Cecilia) Eure Heiligkeit, und was ist das Gebet, Ihrer Meinung nach, wie soll beten?

-(Clemens VI) Das Gebet ist unsere beste Waffe, der Schlüssel zum Herzen Gottes. „Wenn die Menschen den Wert der heiligen Messe erkennen würden, müssten die Carabinieri täglich an den Kirchtüren stehen, um die Menschenmassen in Schranken zu halten.“ “Das Gebet ist ein mächtiges Werkzeug, ein Schlüssel, der das Herz Gottes öffnet.” Sucht bei Menschen keinen Trost. Welchen Trost können sie schon geben? Geht zum Tabernakel, schüttet dort euer Herz aus. Dort werdet ihr Trost finden. Im Gebet finden wir Gott. Die Zeit, die man zur Ehre Gottes und zum Wohl des Nächsten opfert, ist niemals vergeudet. Werfe Dich in die Arme der himmlischen Mutter. Sie wird sich um Deine Seele kümmern. Die schmerzhafte Mutter sollst du niemals vergessen. Ihre Schmerzen sollen immer in dein Herz eingegraben sein und es in Liebe zu ihr und zu ihrem Sohn entflammen! Die Jungfrau Maria sei eure Zuflucht und euer Trost in den traurigen Stunden des Lebens. Der Teufel ist wie ein wütender Hund an einer Kette; jenseits der Kette kann man nicht gebissen werden. Halten Sie sich fern von ihm. Wenn Sie ihm näherkommen, wird er Sie fassen. Denken Sie daran, dass es für den Teufel eine einzige Tür gibt, in Ihr Inneres zu gelangen: Ihren Willen. Heimliche Türen gibt es nicht. Welche Bussübung ist Gott wohlgefälig? Die Reue über unsere Sünden! Wir sollen auch unser Kreuz mit Liebe und Ergebenheit tragen. Das Kreuz wird euch nicht zermalmen. Wenn es auch lastet, so gibt es Kraft und hält aufrecht. Umarme immer das Kreuz Jesu, denn es ist die Tröstung der Auserwählten. Dass das heilige Messopfer in der würdigsten gefeiert wurde, muss es die Sonne. So lassen sie uns am stärksten glauben, dass die Welt ohne Sonne bestehen könnte es nicht.(moje). Der Herr verlässt uns nie, wenn wir ihn nur nicht verlassen, aber es kann sein, dass er uns zuweilen seine spürbare Nähe verbirgt. Das ist eine vorübergehende Prüfung, die aufhört, sobald der Herr es will. Gott ist getreu und lässt sich niemals an Grossmut übertreffen. Betet, und sei es auch widerwillig. Wer viel betet, wird gerettet; wer wenig betet, ist gefährdet, und wer nicht betet, wird verdammt. Der Wille zählt und wird belohnt, nicht das Gefühl. Demut und Reinheit sind die Flügel, die bis zu Gott erheben und vergöttlichen. Denkt wohl daran: Der Übeltäter, der sich seiner bösen Taten schämt, steht Gott näher als der Christ, der über seine guten Taten errötet. Umarme immer das Kreuz Jesu, denn es ist die Tröstung der Auserwählten. Halte dich immer näher an die himmlische Mutter, denn sie ist der Ozean, auf dem man zu den Ufern des ewigen Glanzes im Königreich der Morgenröte kommt. Ob Gott uns nun durch eine Wüste oder durch ein Blütenfeld hindurch ins Paradies führt, was macht es aus? Es kommt nur darauf an, hineinzugelangen! Die Seele wird ernten, was sie gesät hat. Bedenkt dies gut! Strebt einem edlen, fruchtbaren, unvergänglichen Ziel entgegen und verabscheut nicht das Leiden, das euren Lebensweg begleitet, um euch zu läutern. Wendet euch eurem Schöpfer zu! Denken wir an das Leiden und den Tod Unseres Herrn und an sein Blut, das er für uns vergossen hat. Dann werden wir uns nicht mehr über unser Leiden beklagen.

-(Cecilia) Wenn ich fühle, dass ich unglücklich bin manchmal, um so die Versuchungen ertragen?

-(Clemens VI) Siehst du. Sei mutig. Gehen Sie Risiken ein. Nichts kann ersetzen Erfahrung. Menschen schenken einander Blumen, weil Blumen den wahren Sinn der Liebe in sich tragen. Wer versucht, eine Blume zu besitzen, wird ihre Schönheit verwelken sehen. Aber wer nur eine Blume auf einem Feld anschaut, wird sie immer behalten. Denn sie passt zum Abend, zum Sonnenuntergang, zum Geruch nach feuchter Erde und zu den Wolken am Horizont. Niemand darf sich das fragen: Warum bin ich unglücklich? Diese Frage trägt den alles zerstörenden Virus in sich, weil wir dann herausfinden wollen, was uns glücklich macht. Wenn aber das, was uns glücklich macht, nicht unserem gegenwärtigen Leben entspricht, dann ändern wir uns entweder umgehend, oder wir werden noch unglücklicher. Die Versuchungen, der Kummer, die Beunruhigungen sind die Akte des bösen Feindes. Wenn der Teufel sich rührt, bedeutet das, dass er noch nicht an seinem Platz ist. Beängstigend ist ein Anschein von Einverständnis, da, wo man passiv bleibt. Hören wir auf, uns um die Dinge Gedanken zu machen, mit denen Gott unsere Treue erprobt. Wir sollen wenigstens seinem Willen vertrauen. Jesus wird uns befreien, trösten und ermutigen, wann es ihm beliebt. Sei im Frieden. Gott liebt euch. Könnte doch die arme Welt die Schönheit einer Seele im Gnadenstand sehen; alle Sünder, alle Ungläubigen würden sich auf der Stelle bekehren. Der Weise sucht nach der Wahrheit, der Törichte glaubt, sie gefunden zu haben! Wie viele und grosse Lehren gehen von der Krippe in Bethlehem aus! O welch’ glühende Liebe muss das Herz für den empfinden, der für uns ganz zart und klein geworden ist! Bitten wir das Göttliche Kind, es möge uns mit Demut erfüllen; denn allein dank dieser Tugend sind wir imstande, dieses Geheimnis göttlicher Zärtlichkeit und Menschenfreundlichkeit zu erfassen und zu geniessen.

Gebet von Clemens VI (An einem gewissen Punkt in Stühlen sitzen, neben einem schönen Sofa und Papst-Altar): Jesus ich vertraue meine Vergangenheit Deiner Barmherzigkeit an – Meine Gegenwart deiner Liebe und meine Zukunft Deiner Vorsehung. Lehre uns, bitten wir Sie, die Demut des Herzens, zu den Kleinen des Evangeliums gezählt werden, denen der Vater versprach, die Geheimnisse seines Reiches offenbaren. Erhalten Sie für uns die Augen des Glaubens in der Lage, sofort zu erkennen, in den Armen und Leidenden ihres Gesicht. Unterstütze uns in der Stunde des Kampfes und Test, und wenn wir fallen, machen uns die Freude des Sakraments der Vergebung. Gib uns deine zärtliche Verehrung zu Maria, der Mutter Jesu und unsere eigene. Begleiten Sie uns auf unserer irdischen Pilgerreise zur seligen Heimat, wo wir hoffen, dass Sie zu uns, um für immer betrachten ihrer Herrlichkeit, und des Vaters, und des Heiligen Geistes. Amen. ( in dem Schreiben dieser Geschichte hatte ich vor mir den Text von Pablo Coelho und Heiligen Vater Pio)

sogar der Papst Clemens VI

stanislaw Barszczak, Die Mühle der Vergesslichkeit

(was hier beschrieben wurde kommt aus der Phantasie des Autors des Textes)

Personen der Geschichte :

Musiker: Jacopo da Bologna, Gherardello da Firenze, Giovanni da Firenze,
Maler: Matteo Giovanetti, Simone Martini,
Dichter: Giovanni Bocaccio, Francesco Petrarca,
Giovanni Colonna, Petrarca Freund
Cola di Renzo, Roman Tribun
Antonio von Ferrara, Tommaso von Messina, Dionisio da Borgo San Sepolcro, Petrarca Freunde
Laura de Noves, die Frau des Grafen Hugues de Sade, Petrarca Freundin
Guillaume II Roger, Bruder von Papst Clemens VI, Baron de Pertuis et Saint-Remy, Vicomte de Lamothe et de Valernes, comte de Beaufort et d’Alès , Vicomte von Turenne, der Neffe von Clement VI und Bruder von Gregory XI, zwei der berühmtesten Päpste von Avignon.
Aliénor de Comminges, Frau von Guillaume, Gräfin von Turenne
Könige: Johann von Luxemburg (10. August 1296; † 26. August 1346 in Crécy), auch Johann von Böhmen, später Johannes der Blinde genannt, war König von Böhmen 1310–1346, Markgraf von Mähren, Graf von Luxemburg und Titularkönig von Polen 1310–1335
Phillip VI, König von Frankreich,
Johann II., den Guten, sein Nachfolger
Eduard III., König von England
Karl IV. , römisch-deutscher König (ab 1346), König von Böhmen (ab 1347) und römisch-deutscher Kaiser (ab 1355)
Robert I, der weise König, König von Neapel und Graf von Provence, starb, 20. Januar 1343, Neapel
Joanna I, Königin von Neapel 1343-1382, Gräfin von Provence, Prinzessin von Achaia, Titular-Königin von Jerusalem
Päpste: Johannes XXII, Benedikt XII, Klemens VI
Kardinäle aus Frankreich:
Hélie de Talleyrand-Périgord, Kardinal von Auxerre,
Pierre Després, Apostolischer Nuntius
Kardinäle aus Italien:
Nicolò von Capoccia, Bischof von Utrecht , dann von Urgel
Hannibald von Ceccano, Erzbischof von Neapel, Kardinal in Lucina und dann in Frascati
Hugues Roger, Kardinal von Tulle
Bischöfe:
Ildebrandino Conti, Bischof von Padua
Philippe de Cabassoles, Bischof von Cavaillon, und Herr von Vaucluse, Kanzler von Sizilien
Francesco Nelli, Priester von Florenz
Familie Collonesi, Conti, Kleriker, Adlige, Tagelohnern, Handwerker und Kaufleute, Bettlern

Jahr 1347, der Heiligsprechung von des Heiligen Ivo Hélory von Kermartin aus Tréguier

Stanislaw Barszczak, Mühle Vergesslichkeit, (Teil III)

Hauptversammlung (Konsistorium) am 18. Mai 1347, die am Dienstag 19. Mai, der Prozess der Heiligsprechung von Iwo aus Tréguier . Die Plenarsitzung wurde um etwa 25 Kardinäle des Königreichs Frankreich besucht. Bei einer Plenarium Sitzung des Konsistoriums angeblich erschien Esel mit einem Schild um den Hals auf den beschrieben wurde: ” lassen Sie mich einen Bischof wählen.” Amüsierten Clement sagte der Witz war sehr erfolgreich. Clemens zeigte auch seine Belustigung, als er ein Geschenk erhalten mit dem Hinweis: “. Vom Satan für seinen Bruder, Clement”. Historiker enthüllen auch den Akt der Verkauf, es bestätigt das Dokument, das die päpstlichen Beamten von der Witwe von Gericht Arzt. ein schönes neues respektablen Bordell gekauft hatten. Notariellen Urkunde stellt fest, dass der Kauf getätigt wurde “im Namen unseres Herrn Jesus Christus.” Gerügt von ihrem Beichtvater, dass er in Sünde lebt, hatte der Papst zu erklären, dass er mit Frauen-Beratung Mediziner schläft, sowohl für die Gesundheit: “Der allmächtige Gott bringt Sie in den Abgrund, der sei verflucht jeden Schritt du machst, lassen Sie Gott über dich Blindheit und Wahnsinn senden und lassen Sie den Blitzeinschlag auf Sie. Lassen Sie alle Elemente auftreten gegen Sie, lassen Sie Ihr Haus zerstört werden, und lassen Sie Ihre Kinder vor deinen Augen sterben, ” solche phantasievolle Wünsche von Papst Clemens VI durch Kaiser Ludwig von Bavaria sind, aber es war kein Scherz. Francis Petrarca Clement VI beschreibt als “kirchliche Dionysos mit obszönen und berüchtigten Strategeme.” Er sagt auch, dass zum Zeitpunkt des Papstes von Clemens ” Hochwasser die meisten transgressive Freude, unbeschreiblich Ansturm der Ausschweifung, die schmerzhafteste und beispiellose Verleugnung der Reinheit überflutet Avignon.“ Heiligsprechung von Iwo aus Tréguier, aus der Bretagne, heiligen Iwo Helory (1253-1303). Es ist ein schöner sonniger Dienstag, den Ende Mai 1347. Durch Fenster in der Kirche fallen scharfen Strahlen der Sonne. Clement VI setzte seine Rede fort: Allmächtiger Gott, Herr des Himmels und der Erde, bitte beachten Sie unseren heiligen Bruder Iwo Presbyter, sowie Bemühungen um Herrscher von Frankreich und der Bretagne präsentieren und meine Aktionen in dieser Hinsicht auch und meine Vorgänger … Brüder und Schwestern im Herrn. Wir möchten nun heller von der Größe des heiligen Iwo aus Tréguier, des Apostel von Burgund sehen. Der Heiliger Ivo Hélory von Kermartin (frz. Yves Hélory de Kermartin, bret. Erwan Helouri a Gervarzhin, geboren am 17. Oktober 1253 in Minihy-Tréguier (Frankreich), gestorben am 19. Mai 1303 in Kermartin (Frankreich). “Ivo” ist althochdeutsch und bedeutet “der Bogenschütze”. Im Gewand eines Ritters mit Papierrolle, Schreibfeder und Buch. Um das Jahr 1261 machte sich ein junger Franzose aus dem Herzogtum Bretagne auf nach Paris, um dort ein Studium zu beginnen. Für seine Heimat hatte vom Jahr 1213 an eine Zeit tiefgreifender Wandlungen begonnen: Das Land wurde im Jahr 1214 nach der Schlacht von Bouvines in der Grafschaft Flandern aus der englischen Lehnsherrschaft befreit und gelangte als unabhängiges Herzogtum an das französische Herrscherhaus der Capetinger. Der Franzose Pierre I. Mauclerc („schlechter Geistlicher“) de Dreux (gest. 1250), ein Vetter des französischen Königs, heiratete in die bretonische Herzogsfamilie ein und begründete so in der Bretagne eine neue Dynastie. Insbesondere unter der von Sparsamkeit und Besonnenheit geprägten Herrschaft von Pierres Sohn Herzog Jean I. le Roux („der Rothaarige“; 1237–1286), einem vorzüglichen Verwaltungsmann, entstand die Bretagne in ihrer spätmittelalterlichen Gestalt. Jeans Tatkraft stärkte Ansehen und Autorität der bretonischen Herzöge, die sich in der Folge bei aller Abhängigkeit von dem französischen König ihre Eigenständigkeit bewahrten: Für mehr als ein Jahrhundert kehrte Frieden und Wohlstand im Lande ein. In diese glückliche Epoche fiel die Lebenszeit des Mannes, von dem wir erzählen wollen. Die Bretonen sind seit alters her ein besonders frommes Volk. Im 5. Jahrhundert kamen christianisierte Kelten aus Britannien in das Land, auf der Flucht vor den Angeln und Sachsen. Die Kelten lösten die römische Kultur ab, die die Bretagne seit der Eroberung durch Julius Cäsar (100–44 v. Chr.) um 56 v. Chr. über Jahrhunderte geprägt hatte. Weit vor den Römern, vom 6. bis zum 4. Jahrhundert, waren schon einmal Kelten in das Land eingewandert und hatten der Halbinsel den Namen „Armorika/Meerland” gegeben.Ihre gebildeten Priester (Druiden) besaßen im Volk starken Einfluss, so dass hier ein Ursprung der bretonischen Frömmigkeit zu suchen sein mag. Die zweite Welle keltischer Einwanderer veränderte die Armorika tiefgreifend: Das Christentum breitete sich aus, die keltische Sprache belebte sich wieder, die Halbinsel wurde nun „Bretagne/Kleines Britannien“ genannt. Die Führer der Kelten, aber auch viele Mönche und Eremiten von charismatischer Persönlichkeit wurden später von den Bretonen als Heilige verehrt. So hat nahezu jede Gemeinde ihren eigenen Heiligen; sieben tausende der Heiliger sollen in der Bretagne verehrt werden, mag auch der Papst nur die wenigsten anerkennen. Unser junger Bretone wurde zwischen 1247 und 1253 geboren, sein genaues Geburtsjahr kennen wir nicht. Adlig von Herkunft wuchs er auf dem Herrensitz „Kermartin“, bretonisch für: „Haus Martin“, in dem Dörfchen Minihy-Tréguier auf, nordwestlich von St. Brieuc im heutigen Departement Côtedu- Nord gelegen. Seine Mutter hatte geträumt, ihr Sohn werde einmal ein Heiliger werden, und ihm deshalb nach dem alten Lokalheiligen und Schutzpatron „Ivy” den Namen Ivo gegeben, auf französisch: Yves, im altbretonischen Dialekt Trécorien: Erwan. Um eine Verwechslung mit einem anderen, zweihundert Jahre jüngeren Ivo, dem großen Kirchenrechtler Ivo von Chartres (1014–1116), zu vermeiden, nannte man unseren Ivo spatter mit zweitem Namen nach seinem Vater Hélory, manchmal auch nach seinem Lebens- und Wirkensort Ivo von Tréguier oder Kermartin. Seiner adligen Abstammung entsprechend wäre ihm zu dieser Zeit die Ritterlaufbahn bestimmt gewesen, doch war der Junge wissenschaftlich begabt und interessiert, so dass seine Mutter ihn durch einen jungen Privatlehrer im Lesen und Schreiben sowie im Lateinischen, der Gelehrtensprache des mittelalterlichen Europa, unterrichten ließ. Die Entscheidung für ein Studium bedeutete für Ivo, seine Heimat verlassen zu müssen, denn die Bretagne besaß keine Universität. Es dürfte mit dem Ruhm der Sorbonne zusammen gehangen haben, dass seine Wahl auf Paris fiel. Daneben mag eine Rolle gespielt haben, dass auch sein Lehrer dort ein Studium beginnen wollte, so dass die beiden jungen Männer sich gemeinsam auf die Reise machten. Wir wissen nicht, ob der junge Adlige ein Pferd oder Pferd Und Wagen für die Reise gewählt hat; üblicherweise reiste man zu Fuß. Für die Bewältigung der etwa 450 km nach Paris dürften die beiden Männer 12 bis 14 Tagesmärsche benötigt haben. Ivo musste sich bei seiner Immatrikulation noch nicht auf ein Studienfach festlegen. Die Ausbildung an einer mittelalterlichen Universität begann für alle mit dem propädeutischen Grundstudium an der Artistenfakultät, welches das methodische Rüstzeug für das anschließende Hauptstudium- der Theologie, Rechtswissenschaft oder Medizin -vermittelte. Die Artes liberales, die „Sieben freien Künste”, hatte das Mittelalter von der Antike ererbt. Das sprachwissenschaftliche Trivium/Dreiweg lehrte die Fächer Grammatik, Rhetorik und Dialektik, das anschließende mathematisch-naturwissenschaftliche Quadruvium/Vierweg die Arithmetik, Geometrie, Musik und Astronomie. Zur Immatrikulation an der Artistenfakultät hatte man einen Eid zu schwören. „Vor dem 14. Lebensjahr soll niemand zum Schwören gezwungen werden“, hieß es in den Bestimmungen des Kirchenrechts, die für die Pariser Universität maßgeblich waren. So können wir Ivos Alter in etwa bestimmen. Er bezog Quartier in der rue du Fouarre, der Strohstraße, wo die Artistenfakultät ihren Sitz hatte. Sie soll nach den Strohballen benannt gewesen sein, auf denen die Studenten während der Vorlesungen saßen. Der junge Herr Ivo gehörte nicht zu den Armen unter den Pariser Studenten, doch teilte er, wie damals üblich, ein Zimmer mit einem Kommilitonen. Wie die anderen Bretonen in Paris wird auch er in einem der besonderen Häuser gewohnt haben, die den Landeskindern zur Verfügung standen. Der König war an den Gästen aus der Bretagne sehr interessiert, denn sie entstammten den führenden Familien des Landes, und ihr Studium in der Hauptstadt gab ihm die Möglichkeit, sie kennen zu lernen, um den aufstrebenden Nachwuchs womöglich später in seinen Dienst zu nehmen. Die Welt der mittelalterlichen Studenten war eine durch und durch männliche: Dass dem weiblichen Geschlecht die Universitäten noch bis in das 19. Jahrhundert grundsätzlich verschlossen waren, hatte seinen Grund keineswegs in den kirchlichen Bindungen der Universitäten, denn auch deren zunehmende Entklerikalisierung änderte daran nichts. Man befürchtete vielmehr studentische Promiskuität und eine Entfremdung der Frauen von ihren häuslichen Aufgaben. Die Rechtslehre sprach den Frauen aus den gleichen Gründen wie den Juden das Recht auf Promotion ab: Man hielt den Doktortitel mit seinen Privilegien, Würde und Rechten für unvereinbar mit dem weiblichen Status. Allerdings konnte es auch Ausnahmen von dieser Regel geben, wenn eine Dame von Stand studieren wollte. Vor allem im südlichen Europa, insbesondere im Italien des 14. und 15. Jahrhunderts, pflegten adlige wie bürgerliche herrschaftliche Häuser ihre Söhne und Töchter gleichermaßen von Privat- oder berühmten Universitätslehrern erziehen zu lassen. Manche dieser Frauen erwarb eine außergewöhnliche Bildung und konnte als „Standesstudentin“ in universitären Kreisen verkehren. Héloise (1100–1164) soll in Paris die Artes studiert haben, als sie Schülerin und Geliebte des Bretonen Peter Abaelard (1079–1142) wurde. Dies war jedoch nur möglich, weil ihr Onkel, unter dessen Obhut sie stand, Kirchenrechtler war und ihr den Zugang zum Studium vermittelt hatte. Novella Andreae (1312–1352), Tochter des berühmten und reichen Bologneser Professors für Kirchenrecht Johannes Andreae (um 1270–1348) und selbst eine hervorragende Kirchenrechtlerin, vertrat ihren Vater in den Vorlesungen, wenn dieser krank war. Einem zeitgenössischen Bericht zufolge las sie hinter einem Vorhang, weil ihre auffallende Schönheit die ausschließlich männlichen Studenten sonst vom Vortrag abgelenkt hätte. Man bescheinigte ihr „männlichen Scharfsinn“ – das höchste Lob, das einer Frau in der Wissenschaft damals gezollt werden konnte. Dennoch bestätigt das männliche Gepräge wissenschaftlich erfolgreicher Frauen nur, dass Frauenbildung an den Universitäten nicht zeitgemäß war. Die Erstsemester standen zu Ivos Zeiten, obwohl fremd in einer neuen Stadt und sozialen Umgebung, doch nicht vereinsamt da. (vrgl. Heiliger Ivo Helory. Von (Verfasser) RA Dr. Michael Streck, RAin Dr. Annette Rieck). So, von 1473 bis 1798 stand der Heilige besonders an der Universität in Trier hoch in Ehren. An seinem Fest, dem 19. Mai, wurde feierlich der Dekan der juristischen Fakultät gewählt. Seit 1989 führt der Trierer Fachbereich Rechtswissenschaft das Siegel der alten Jura-Fakultät. Es zeigt einen Gelehrten am Bücherpult mit der Unterzeile „S. Ivo“. Rogier van der Weyden malte den Heiligen um 1450. Ivo war ein Gelehrter der Rechts- und Gotteswissenschaften. Zunächst arbeitete er 14 Jahre lang als Pfarrer, zog sich aber dann auf das väterliche Landgut in Kermartin zurück und führte ein Leben der Nächstenliebe und des Gebets. In unzähligen Prozessen stand er als Anwalt den Armen und Hilflosen zur Seite, ohne dafür eine Bezahlung zu verlangen. Insbesondere in Frankreich, aber auch in Italien, Belgien und Brasilien finden sich Ivo-Bruderschaften, die den Gedanken des Heiligen weiter verfolgen, Bedürftigen kostenlos juristischen Beistand zu geben. Eine Ivo-Wallfahrt findet in seinem Geburtsort Minihy-Tréguier statt, wo der Heilige auch begraben liegt. So, Ivo Hélory ist Patron der Juristen, Rechtsanwälte, Richter, Notare, Pfarrer, Priester, Armen, Waisen und der Drechsler sowie in Prozessen. Er war ein bretonischer Advokat und Priester. Ein junger Mann lässt sein elterliches Gut in einem entlegenen bretonischen Dorf hinter sich und wandert nach Paris, um an der berühmten Sorbonne das Recht zu studieren. Aus dem Studenten wird ein Richter, Anwalt und Priester. Die Menschen seiner Heimat, in die er schließlich zurückkehrt, lieben und verehren ihn wegen seiner Gerechtigkeit, Bescheidenheit und Mildtätigkeit. Nur 44 Jahre nach seinem Tod spricht die Kirche ihn heilig. Ohne ein einziges geschriebenes Wort hinterlassen zu haben, gelangt er im Nachleben zu ungeheurer Wirkung: Er wird in ganz Europa zum Patron der Richter und Anwälte, ja des gesamten Juristenstandes. Jahrhunderte lang feiern ihn die juristischen Fakultäten mit prunkvollem Zeremoniell und Festreden. Während seine Verehrung in Frankreich ungebrochen ist, kennt ihn in der ganzen Welt kaum noch jemand. Den Christen werden diese vielschichtige Persönlichkeit und ihre Wirkungsgeschichte historisch fundiert und gleichzeitig unterhaltsam näher gebracht. Fakten und Legenden, Anekdoten und Wunder versprechen ein gebildetes Lesevergnügen. Schutzpatron der Richter und Anwälte Er gilt als Schutzheiliger der Juristen. Er ist der einzige französische Heilige mit dem Titel „Monsieur“ St. Yves. Außerdem gilt er heute als bretonischer Nationalheiliger. Sein Namenstag, der 19. Mai, wird als bretonischer Nationalfeiertag Gouel Erwan (frz. Fest Yves) begangen. An seinem Fest, dem 19. Mai, wurde feierlich der Dekan der juristischen Fakultät gewählt. Seit 1989 führt der Trierer Fachbereich Rechtswissenschaft das Siegel der alten Jura-Fakultät. Es zeigt einen Gelehrten am Bücherpult mit der Unterzeile „S. Ivo“. Rogier van der Weyden malte den Heiligen um 1450. Künftig auch lassen es Patroziniumstag der 19 Mai. Ließ ihn an diesem Tag von der ganzen christlichen Welt verehrt werden. Amen.(fortgesetzt wird)